Le régulateur belge ouvre un dossier d’analyse dans l’«affaire BNP»

La FSMA va vérifier de son côté que la banque BNP Paribas Fortis a effectivement fourgué des obligations grecques à ses clients.

Rédacteur en chef adjoint et chef du service Monde Temps de lecture: 2 min

Dans notre édition de samedi, nous révélions que la banque BNP Paribas Fortis avait, en novembre 2009, vendu pour environ 500 millions d’euros d’obligations grecques à risque soi-disant quasi nul (classe de risque 1) alors que l’on parlait déjà de dépression économique en Grèce. Suite à ces révélations, le régulateur du marché belge -la FSMA- décidé d’ouvrir un dossier d’analyse pour vérifier ces allégations et des contacts ont déjà été établis avec la banque.

A bonne source, on nous confirme également qu’une visite dans les locaux de la banque est prévue dans les tous prochains jours. « C’est la procédure normale d’ouvrir un dossier d’analyse », nous explique-t-on à la FSMA. « C’est seulement si la phase d’analyse se révèle positive, que l’information est vérifiée, que nous décidons alors d’ouvrir une phase d’enquête. » Avec quels risques ? « Nous n’en sommes pas là du tout, mais lorsqu’il y a enquête, et que nous constatons effectivement qu’une banque a enfreint les règles, il y a possibilité de sanctions administratives et d’amendes, comme cela a pu se passer ces dernières années avec une banque qui faisait la publicité d’un compte d’épargne alors que ce produit n’était pas agréé. »

Du côté de chez BNP Paribas Fortis, on confirme que des contacts ont été établis ave la FSMA. « C’est la procédure normale. Effectivement, on aura le plaisir de les accueillir ces prochains jours et nous pourrons nous expliquer », explique un porte-parole de la banque.

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