Rudy Demotte: «Nous allons pouvoir mesurer la loyauté de Charles Michel envers les francophones»

On attendait la réaction de Rudy Demotte (PS) après la polémique lancée par Geert Bourgeois. Elle ne manque pas de sel. Dans un communiqué, le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles indique qu’il « a pris connaissance avec étonnement du souhait de Geert Bourgeois de retirer l’Etat fédéral de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ».

« Pour le Ministre-Président, cette proposition est un exemple de plus de l’ADN nationaliste de la NVA et une preuve supplémentaire de la distanciation qu’il souhaite imposer au fédéral à l’encontre des francophones », attaque Rudy Demotte.

Son communiqué s’achève sur un défi lancé au Premier ministre Charles Michel : « Nous allons pouvoir mesurer sa loyauté envers les francophones. J’attends de lui une réaction forte de contestation et de refus. »

Le communiqué complet de Rudy Demotte :

« Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a pris connaissance avec étonnement du souhait de Geert Bourgeois de retirer l’Etat fédéral de l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’OIF regroupe 80 Etats des cinq continents et représente plus de 270 millions de locuteurs de part le monde. Plus qu’une langue, elle défend et véhicule des valeurs et milite pour la diversité, la paix, la démocratie, les droits de l’homme, l’éducation, la formation…

Rudy Demotte tient à rappeler à Geert Bourgeois que l’Etat fédéral ne contribue pas au financement de l’OIF et qu’il serait très dommageable pour l’image de la Belgique qu’elle se retire d’une telle organisation.

Pour le Ministre-Président, cette proposition est un exemple de plus de l’ADN nationaliste de la NVA et une preuve supplémentaire de la distanciation qu’il souhaite imposer au fédéral à l’encontre des francophones.

Concernant le souhait de voir supprimer les références à la Fédération Wallonie-Bruxelles des sites internet du Fédéral, le Ministre-Président tient à souligner que cette appellation a été portée et votée à l’unanimité par les quatre grands partis francophones, dont celui du 1er Ministre.

‘C’est un test pour Charles Michel. Nous allons pouvoir mesurer sa loyauté envers les francophones. J’attends de lui une réaction forte de contestation et de refus à l’encontre de ces deux propositions’, conclut Rudy Demotte. »