Les femmes détiennent les clés du monde de demain

1978 : L’année de la femme. 2015 : Il n’y a jamais eu autant d’incompréhension par rapport à la plus-value du genre. Nous pouvons voir à quoi mène la gestion de « bons pères de famille » dans notre économie… égos, avidité, court-termisme, manque de créativité et de courage. Que pouvons-nous apprendre des femmes ? Comment mettre en œuvre une alliance entre les 2 genres ? Comment unir nos puissances dans cette période de mutation ? Existe-t-il une gestion de « bonne mère de famille ». À en croire ce qui se passe dans de nombreux pays émergents, c’est la femme qui gère le mieux l’économie des familles et des communautés. Pourquoi ?

Je découvre un début de réponse en visionnant une vidéo youtube avec mon fils, qui se tord de rire… :

Voici ce que je lui partage, à partir de ma maigre connaissance du mystère des femmes :

Une capacité de multi-tasking. Penser et faire plusieurs choses çà la fois. C’est dans la nature de la femme, et tellement peu dans la nature de l’homme. Lui, chasseur, est plus focus. La femme, qui doit veiller à la sécurité du nid, a développé cette faculté si importante dans un monde de plus en plus complexe. Elles sont parfaitement capables de gérer le chaos, alors que l’homme, monotâche, à plus de difficultés à gérer l’urgence.

Historiquement, la femme a dû développer un rôle de liant familial pour la survie des siens. Elle a donc développé des capacités émotionnelles d’empathie et d’écoute qui sont précieuses dans un monde où on va devoir collaborer de façon de plus en plus solidaire.

La femme a, dans sa nature, cette capacité à ouvrir et protéger un espace de qualité ; espace de rencontre, de travail, espace de vie, espace de créativité et de développement de soi. L’homme amène souvent la vision, l’intention, la pointe de la flèche ; la femme amène une qualité d’espace qui rend l’émergence possible.

La femme est en perception à 360º. Elle veille à la préservation du nid, et est donc à l’affût de signaux faibles, de l’incohérence, pour conserver une homéostasie. Par transposition, capter les signaux qu’émet notre société – par l’intuition et l’instinct – sont d’une importance capitale dans un monde qui change.

La femme fut par nécessité au service des autres, et en a développé des capacités d’altruisme. Plus que jamais combinons les capacités masculines de chasseurs, et les capacités féminines de service au bien commun. Cette solidarité et collaboration constructive est la clé du monde de demain : servir les communautés de femmes et d’hommes. Si chacun soutient une intention en faveur du bien commun, l’effet démultiplicateur serait énorme, et cela allégerait la charge financière de toute la communauté, et nous pourrions diminuer les impôts.

La prévoyance de bonne mère de famille, de bonne gestionnaire de l’économie « de la maison » est également salutaire. Elle nous projette sur le long terme, préservant les générations futures.

La femme – dans son mode de fonctionnement cyclique – a également cette capacité de se remettre en question, de réfléchir sur le sens et la raison d’être, sur la valeur ajoutée. Combinée à la puissance de frappe de l’explorateur-chasseur, l’introspection féminine est une clé du succès.

Une femme est par nature humble, et pour tracer le cliché, l’homme est plutôt fier. L’humilité n’est évidemment – comme toutes les autres qualités ci-dessus – pas l’apanage des femmes, mais la prédisposition est forte. L’humilité est une qualité qui permet d’avancer. La fierté de l’égo, une caractéristique qui ferme. Elles ont la capacité à naviguer parmi les égos et comportements puérils des hommes. Elles sont beaucoup plus responsables et rationnelles alors que les hommes, malgré les apparences, soient plus impulsifs et émotionnels, irrationnels. Nous devons gérer la transition économique avec équilibre, intelligence, pragmatisme. Les hommes sont trop dans la peur de « perdre » et manquent parfois de courage et de vision.

La femme s’attache à son enfant, et le perd ou le voit partir. Elle lie et délie, et relie. Les femmes lient dans la difficulté, les hommes plutôt dans le succès. Elles se soutiennent et s’entraident quand il y a crise. Dans les contextes entrepreneuriaux et de crise, elles sont les meilleures pour se connecter et trouver des solutions. Les nouvelles communautés d’actions constructives sont portées par des femmes ou par des hommes qui ont une forte part de qualités féminines. Elles allient le lien social avec la tâche. Alors que les hommes, eux, allient le lien social plutôt à boire des bières ou regarder le foot…

Et pour ce qui est des qualités de cœur en général, elles sont innées chez la femme qui se doit d’aimer ses enfants inconditionnellement – à nouveau pour des raisons de survie. Alors que l’homme est drillé pour la chasse et la guerre. Le cœur – selon tous les enseignements spirituels et humanistes de développement de soi – est la porte vers le monde de demain.

Et finalement, la femme respecte les cycles de la vie, les rythmes naturels, et cultive la patience. Le changement ne s’impose pas, il s’accompagne. Les femmes fonctionnent en cycles, et non pas en linéaire. Notre société, structurée en mode linéaire, alors qu’en réalité elle est de plus en plus complexe, demande une capacité d’adaptation constante qui est – comme par hasard – innée chez la femme.

Mais, n’est-ce pas de « qualités féminines » qu’on parle ? Puis-je me les approprier aussi ou est-ce un monopole pour les femmes ? Peut-être, quand je vois comment l’économie en Afrique est tenue par les femmes, la question reste entière… pour aller vers cette « nouvelle alliance ».

« La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous. » – Charte du mouvement Colibris de Pierre Rahbi.

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