Génocide rwandais: l’Élysée déclassifie les archives de la présidence française

François Hollande avait annoncé il y a un an que la France devrait faire preuve de transparence et faciliter le travail de mémoire sur ce génocide.

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Pour le 21ème anniversaire du génocide rwandais, l’Elysée a déclassifié les archives de la présidence française sur le Rwanda pour la période de 1990 à 1995. Selon l’entourage du président français François Hollande, « le secrétaire général (Jean-Pierre Jouyet) a signé aujourd’hui (le 7 avril 2015, ndlr) la décision portant sur la déclassification des archives des documents de l’Élysée ».

« Le président (François Hollande) avait annoncé il y a un an que la France devrait faire preuve de transparence et faciliter le travail de mémoire sur cette période sans que cette décision ne soit rendue publique », a annoncé la même source.

Notes et comptes rendus

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a donc « lancé et coordonné » le recensement des archives. Sont concernés les notes des conseillers diplomatiques et militaires de l’Élysée, ainsi que des comptes rendus de conseils restreints de défense ou de réunions ministériels.

Dès lors, les chercheurs et les associations de victimes pourront consulter ces nombreux documents. Pour rappel, le génocide de 1994 avait fait plus de 800.000 morts, essentiellement des Tutsis.

Des discours contre Paris et les colonisateurs belges

Durant son discours de commémoration, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, s’est beaucoup exprimée sur les tensions entre Paris et Kigali. D’après la ministre, c’est du côté de Paris que viennent tous les problèmes et que « la France devrait faire face à la vérité de l’histoire ».

Quant au président rwandais Paul Kagame, il s’en est pris plus longuement à la période coloniale, aux colonisateurs belges ainsi qu’à l’Église catholique.

Il accuse notamment les Belges d’avoir « divisé, caricaturé, disséqué et classifié en différentes races les Rwandais ». Selon lui, « c’est l’idéologie du génocide qui s’est alors mise en marge ».

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