Arlon: l’hôtelier Van der Valk débarque en Luxembourg

L’offre hôtelière existe à Arlon mais n’est tout de même pas pléthorique. On y trouve le Best Western Arlux, l’AC-Restaurant sur l’E411 à Hondelange, l’Ecu de Bourgogne au centre-ville, l’Appart’Hôtel non loin de la gare, avec tout de même 116 chambres, l’hôtel-pizzéria Trulli avenue Nothomb et l’hôtellerie du Peiffeschof en périphérie. Le château du Bois d’Arlon est pour l’heure en stand-by en attendant que l’ambitieux projet de golf se dessine. Enfin, l’hôtel des Druides, dans le bas de la rue de Neufchâteau, a cessé ses activités et devrait être transformé en appartements.

La société néerlandaise Van der Valk, en pleine croissance, a donc décidé d’investir aux abords du chef-lieu, et plus exactement le long du nœud routier N81 / E411 à Weyler, juste à côté du garage Mercedes en cours de construction.

L’Hôtel Luxembourg, ce sera son nom, devrait être le 100e établissement de la famille Van der Valk, qui a commencé à construire ses hôtels voilà 80 ans environ, au départ des Pays-Bas puis en s’exportant en Allemagne (16 sites), en Espagne (1) et en France (2). En Belgique, Van der Valk est présent dans dix villes dont Nivelles, Charleroi, Verviers, Zaventem. L’hôtel de Mons sera ouvert en mai, Arlon et Liège en 2016. Arlon sera le premier hôtel en province de Luxembourg et deux autres projets seraient souhaités à Namur et à Bastogne.

Avec 116 chambres 4 étoiles, donc haut de gamme, ce projet va évidemment bouleverser les données dans et autour du chef-lieu.

Comme c’est le cas pour chaque hôtel, autour d’un management familial, c’est un gestionnaire bien dans l’esprit Van der Valk qui gère l’affaire, pas un franchisé. En l’occurrence, à Arlon, ce sera Steven Zeeuw van der Laan et son épouse, enchantés par ce projet. Ils habiteront dans ou juste à côté de l’hôtel, comme partout ailleurs. « Nous pensons qu’il y a une vraie opportunité dans cette région frontalière, pour toucher une clientèle régionale et familiale, mais aussi d’affaires, sans oublier des gens de passage sur l’autoroute voisine qui est très fréquentée. C’est un hôtel important, mais on est loin des 160 chambres de Charleroi, des 230 de Bruxelles et des 600 d’Amsterdam ! Nos tarifs seront très concurrentiels par rapport à la capitale luxembourgeoise. »

L’hôtel Luxembourg offrira également dix salles de réunion pour des séminaires ou banquets, dont une grande salle de 1600 m2, mais aussi des services (fitness, wellness, salle de sports). Avec son restaurant ouvert 7 jours sur 7, et de 7 à 23 h minimum, ce sera un atout supplémentaire pour attirer une clientèle qui a parfois du mal à trouver de quoi manger hors des heures classiques de table. « Nous visons de fait pour le restaurant une clientèle régionale, en privilégiant par ailleurs les produits régionaux. Certains de nos sites ont d’ailleurs démarré uniquement avec un restaurant et la partie hôtel s’y est ensuite greffée. »

Côté architectural, s’il n’aura pas l’originalité d’un ancien château ou même dans une ex-prison comme c’est le cas aux Pays-Bas, ce nouvel hôtel ne passera pas inaperçu puisque le permis demandé porte sur une tour résolument contemporaine de treize étages. Les chambres hautes offriront donc une vue sur toute la région.

L’investissement prévu se situe à 15,5 millions d’euros et à terme, si l’affaire tourne, il faut s’attendre à la création de 50 emplois. Steven Leeuw van der Laan espère pouvoir lancer les travaux cet été pour une ouverture espérée en septembre 2016.