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«Être sifflée dans la rue est plutôt sympa»: le tweet qui fait hurler la toile

Sur les réseaux sociaux, le débat sur le harcèlement de rue est relancé avec le hashtag #plutôtsympa.

Par la rédaction

Temps de lecture: 3 min

100 % des femmes qui utilisent les transports en commun en France auraient subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle, selon une étude du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes menée en Seine-Saint-Denis et dans l’Essonne.

Sophie de Menthon, femme d’affaires et présidente de l’organisation patronale ETHIC, a jugé bon de nuancer cette étude. «  100 % des femmes seraient ‘harcelées’ quotidiennement. Ne pas tout confondre : être sifflée dans la rue est plutôt sympa ! », a-t-elle lancé sur Twitter.

Les internautes ont tout de suite réagi en utilisant le hashtag #plutôtsympa. Les femmes partagent, bien souvent sur le ton ironique, leur expérience de sexisme, et de harcèlement de rue. Ne pas être trop féminine, ni trop souriante. Elles racontent devoir s’interdire d’être femme pour s’assurer d’être tranquille dans la rue.

Melanie Plecq ironise : « C ’est #plutôtsympa de se résigner à ne pas s’habiller comme on le veut pour éviter le harcèlement de rue ? »

« S’interdire de sourire dans la rue pour être sûre d’être tranquille c’est #plutôtsympa », écrit Cé Line.

Les hommes aussi s’indignent

Ils sont minoritaires parmi les internautes mais certains ont tenu à manifester leur indignation face à ces propos, et leur solidarité avec la gent féminine.

« On a aussi notre mot à dire pour stopper ces comportements. Ce n’est pas un combat qui ne doit être mené que par les femmes. #Plutotsympa », tweete Bastien Péan.

Ce n’est pas le premier dérapage de Sophie de Menthon. En 2013, elle est remerciée par la radio RMC alors qu’elle est à l’époque l’une des chroniqueuses vedettes des « Grandes Gueules ». En cause, des propos tenus à l’antenne à propos de Nafissatou Diallo, et le viol dont elle accusait DSK : « Je me demande, c’est horrible à dire, si ce n’est pas ce qui lui est arrivé de mieux ».

Le sexisme en rue et le septième art

Le harcèlement de rue a aussi inspiré le cinéma. Notamment à travers deux films. Le documentaire belge «Femmes de la rue» de Sofie Peeters avait mis en lumière les agressions verbales dont sont victimes chaque jour les femmes. Dotée d’une caméra cachée, on peut la voir marcher dans le quartier d’Anneessens, et subir de nombreuses remarques sexistes.

Un court-métrage de fiction « Majorité opprimée » d’Eléonore Pourriat imagine un monde où les sexes seraient inversés. L’homme serait victime des agressions sexuelles des femmes. « T’as vu comment t’es habillé ? comme un petit allumeur », lui reproche sa compagne alors qu’il vient de se faire agresser par des femmes.

 

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