Hungry hearts **

Temps de lecture: 2 min

De Saverio Costanzo, avec Adam Driver, Alba Rohrwacher, Roberta Maxwell, 109 mn.

Mina, employée dans une ambassade, et Jude, ingénieur, font connaissance à New York après avoir été enfermés dans les toilettes d’un restaurant. Ils se plaisent, s’aiment, se marient et ont un enfant. Tout s’annonce sous les meilleurs auspices pour le jeune couple, mais le comportement de Mina à l’égard du bébé change radicalement : plus de visites chez le médecin, plus de médicaments, plus de viande, plus aucune exposition à la pollution… Plus que protectrice, elle devient borderline. Jude, de plus en plus réduit à un rôle de simple observateur, est même prié de se laver les mains quand il rentre à la maison ! Lorsque ce dernier parvient enfin à présenter l’enfant à un pédiatre, celui-ci est on ne peut plus clair : il se trouve en danger de mort !

Film à petit budget porté par un formidable duo d’acteurs, Hungry hearts bascule progressivement de la romance au drame saupoudré de huis clos parano et de thriller. Couleurs, angles de caméra et certains décors le rattachent même au film de genre. Qui a dit Rosemar’ys baby ?

Le réalisateur de La solitude des nombres premiers laisse par moments bien dubitatif quand même. Notamment quand, justement, il souligne par une technique un peu envahissante les basculements émotionnels de son personnage féminin. Mais ses deux acteurs principaux sont effectivement excellents. Et l’homme réussit ici son film lorsqu’il s’attache aux côtés sombres de la figure maternelle, admirablement servie par Alba Rohrwacher, dont le jeu et le physique font merveille quand il s’agit de susciter le malaise.

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