Binche: Récollets: pas de bar en lieu et place de l’autel

Un repreneur l’a racheté voici quelques mois. Il a voulu en faire un musée de l’art africain, puis une discothèque, enfin, un bar. Sans succès. Les prochains mois diront s’il persévère.

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L’église des Récollets, en plein centre-ville de Binche, date du 18e siècle. Mais il y a 3 ans exactement, le doyen Michel Diricq annonçait à ses fidèles que leur lieu de culte… était à vendre. À l’origine, l’église faisait partie d’un couvent flanqué d’un superbe cloître. Les anciens Binchois se souviennent encore des frères Récollets. Ensuite, ce sont les dames du Sacré-Cœur puis les servantes du Saint Sacrement qui ont investi les lieux. Couvent/cloître et église ont ensuite été séparés. Le premier module a été transformé en école, puis en maison de repos. Tandis que l’église revenait à la paroisse.

Mais celle-ci, qui devait gérer d’autres édifices dans la cité du Gille, ne pouvait plus faire face à l’entretien du bâtiment, en très mauvais état : infiltrations d’eau, toitures à remplacer,…

L’église avait été proposée par le doyenné pour un euro symbolique à la Ville… qui avait dédaigné l’offre. Si la démarche était légitime, la Ville estimait qu’elle avait déjà suffisamment de bâtiments à entretenir.

Plusieurs acheteurs potentiels s’étaient ensuite manifestés mais avaient ensuite reculé devant l’ampleur des travaux et les contraintes du lieu, classé. Rosario Potenza, un ingénieur namurois travaillant au Congo, l’avait finalement rachetée avec l’intention déclarée d’en faire un musée de l’art africain. Mais avait finalement entrepris des démarches pour en faire… une boîte de nuit.

Alertée, la Ville lui a signalé la difficulté d’obtenir le permis unique, nécessaire à ce genre d’établissement, pour un projet situé en plein centre-ville. Ce dernier aurait alors été ramené à un plus modeste bar, que le propriétaire aurait désiré ouvrir pour le carnaval 2015. «  Il y a effectivement eu des travaux », confirme Jérome Urbain, échevin de l’urbanisme, «  Et le propriétaire s’est inquiété auprès de l’Institut du patrimoine wallon pour respecter les contraintes, mais par contre, jamais aucune demande de permis n’est arrivée à la commune  ! »

Après un passage des pompiers, les exigences de sécurité auraient alors contraint le propriétaire à abandonner son projet. Définitivement ? Certains le pensent. On dit que le propriétaire chercherait un repreneur…

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