Le nouveau film de Jaco Van Dormael à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes

Le dernier film de Jaco Van Dormael, Le tout nouveau testament, sera projeté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, qui a lieu du 14 au 24 mai 2015. Une nouvelle qui réjouit le réalisateur : « Je suis très heureux. La Quinzaine des Réalisateurs, c’est une ambiance très différente de la sélection officielle. Une des qualités, c’est qu’il ne faut pas de smoking : un short suffit et ça tombe bien parce que je ne rentre plus dans mon smoking, ça fait tellement longtemps ! »

Même s’il aurait évidemment aimé concourir en sélection officielle, Jaco Van Dormael se dit ravi d’être à la Quinzaine.« C’est vraiment une ambiance d’amoureux du cinéma. Les films sont montrés sans être comparés. Le spectateur peut alors aller là où son cœur le mène. Aller en festival permet de créer une caisse de résonance à l’international et de mettre le film en lumière, même si ce n’est pas déterminant. Faire un film, c’est lancer une bouteille à la mer puis voir un peu ce qu’il peut arriver. Un festival peut aider un film mais il n’y a rien de juste là-dedans. Les films ne sont pas des exploits sportifs donc il n’y a rien de comparable… »

Un casting bien belge

Dans Le tout nouveau testament, Dieu existe. Il habite à Bruxelles. C’est un salaud. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Pour se venger, elle balance sur Internet les dates de décès de tout le monde…

Dans le rôle de Dieu… Benoît Poelvoorde. Yolande Moreau interprète quant à elle son épouse et Pili Groyne (Deux jours, une nuit, Alleluia), leur fille. À ce trio déjà bien belge s’ajoutent encore François Damiens, Laura Verlinden, Johan Leysen, Viviane De Muynck et Johan Heldenbergh (The Broken Circle Breakdown). On retrouvera également Catherine Deneuve au générique de cette coproduction belgo-franco-luxembourgeois. La musique du film a quant à elle été composée par An Pierlé.

Avec Le tout nouveau testament, Jaco Van Dormael retrouve la Quinzaine des réalisateurs où il avait présenté Toto le héros, son premier film, en 1991. Il y avait alors remporté la Caméra d’Or et le Prix du Public. En 1996, il présentait Le huitième jour en compétition officielle, film primé par un double prix d’interprétation pour Daniel Auteuil et Pascal Duquenne.

Malgré un accueil moins chaleureux réservé à Cannes pour Mr Nobody, son dernier film, le réalisateur ne semble pas être rancunier. « Je suis moins froissé que mon smoking, plaisante Jaco Van Dormael. Je sais comment faire un film, même si je continue d’apprendre, mais je ne sais pas comment lui lâcher la main. Ce qu’il se passe est toujours une surprise. Aller à Cannes en terminant un film (il est actuellement en post-production au Luxembourg, NDLR), c’est assez agréable car s’est un peu comme si je le lâchais aux yeux de tous. »

Le tout nouveau testament, co-écrit avec Thomas Gunzig, sortira à l’automne.

Notre interview de Jaco Van Dormael l’an dernier, avant le début du tournage :