Le nouveau pouvoir «au culte» dans le monde occidental

Mon fils me demandait hier : « Qui a le pouvoir aujourd’hui, le vrai ? Et demain, ce sera qui ? »

Selon le proverbe chinois bien connu : « Quand le pommier tombe, le passant ne mange qu’une fois », je l’invite à observer cette charnière sur laquelle il est né…

Celui d’hier est en train de devenir « has been » :

1.  Le clergé et instances religieuses  : parce que la spiritualité est partout, à toutes les sauces, et à la carte. Elle s’invite presque dans toutes les discussions sous le dénominateur de « cohérence », « bien commun », « développement personnel ». Le pouvoir ancien du clergé, incarné par une épée de Damoclès post-mortem d’un jugement dernier shifte vers le jugement premier – celui qu’on porte sur soi et sur le monde.

2.  Le monde académique et scientifique  : parce que le savoir est partout, et est en émergence collective constante. La plupart des sciences doivent être revisitées et réinventées, transversalisées et connectées.

3.  Le militaire  : la puissance de frappe aujourd’hui est dans la communication avec les médias, l’ICT avec ses hackers, et la finance avec ses deals, et non plus dans les bombes.

4.  Politique  : ils sont un peu perdus face à la multiplicité des défis, à la complexité, au manque de ressources, à l’inertie, et manquent de vision systémique.

5.  Banque et finance  : leur modèle d’endettement est arrivé à un plafond, et ils sont concurrencés par de nouveaux entrants sur leurs produits à haut rendement (payements, placements).

Et leurs sociétés secrètes respectives commencent à être plombées par leurs ego et amalgames de peurs.

Les nouveaux pouvoirs émergents, qui justement sortent de l’occulte :

–  Leaders d’opinion et experts  : des penseurs critiques, bien connectés au monde et aux signaux faibles, avec une connaissance approfondie de plusieurs excellences. Le monde est devenu tellement complexe qu’ils sont à la pointe de l’actualité et proche du poste de pilotage, et surtout, au centre d’une toile de perception agiles sur le monde, à l’affût de secousses et signaux.

–  La communication et le marketing  : ceux qui sont capables de co-créer expériences et interactions (en ligne et en live) avec parties prenantes, consommateurs, citoyens, public, et avec les experts de ci-dessus. Car le public est devenu très sévère avec les marques, entreprises et organisations. Il exige cohérence et création de valeur. Le communicateur devient designer, ergonome, afin de rendre audible un message fort dans un bruit assourdissant.

–  Brillants jeunes, Génération Z et Alpha  : ils ont ce « quelque-chose » que le monde de demain exige pour devenir pérenne : sens, valeurs, collaboration, créativité, transversalité, penser en multi-dimensions systémique – ils veulent faire partie de la solution et sont ouverts au bien commun au-delà de l’avidité de leurs parents.

–  Femmes et qualités féminines  : les systèmes patriarcaux sont devenus obsolètes. Toutes ces valeurs nouvelles (ou très anciennes, c’est selon – voyez les tribus primitives avec leur gouvernance matriarcale) sont la base d’un fonctionnement transversal collaboratif nettement plus efficace et circulaire (voir chronique précédente).

-Leaders visionnaires et entrepreneurs systémiques  : race émergente et encore trop cachée, ce sont les moteurs des entreprises et citoyens de demain. Ils sont capables de mobiliser, offrent une vision forte, et des méthodes de management collaboratif efficace, beaucoup moins risquées.

Avis aux amateurs.

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