Côté popularité, Maggie De Block superstar dans toutes les régions

La ministre fédérale VLD caracole en tête du classement. Les Wallons en redemandent.

Temps de lecture: 4 min

Maggie, c’est fou ! On l’a déjà souligné ici : comment expliquer que la ministre libérale flamande de la Santé publique au sein du gouvernement fédéral puisse caracoler comme elle le fait en tête du hit-parade wallon ? Et ce n’est pas qu’une affaire de « notoriété », puisque la question posée par Ipsos est celle-ci : « Voulez-vous nous dire si vous souhaitez voir cette personnalité jouer un rôle important dans les prochains mois ? »… Or donc, les Wallons souhaitent voir Maggie De Block s’occuper d’eux davantage. Et s’il y a là sans doute, pour une part, un effet médiatique, ce n’est pas un feu de paille (si l’on peut se permettre) pour autant : la même avait percé sous la législature précédente déjà, dans l’hexapartite d’Elio Di Rupo, alors à l’Asile et la Migration. Elle confirme donc.

Pour le reste ? Carlo Di Antonio (CDH), très présent en termes de communication comme ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal (!) enregistre la progression la plus importante (il gagne quatre places), selon le Baromètre Ipsos.

Retour en tête du classement : le PS recule en Wallonie, mais Elio Di Rupo se maintient bien en seconde position ; Paul Magnette (PS), ministre-président, avance de deux cases, précédant Benoît Lutgen et Joëlle Milquet (CDH).

En queue de peloton, on notera la mauvaise note d’Hervé Jamar (MR), pourtant ministre du Budget au gouvernement fédéral, un poste stratégique, la dernière place de Patrick Dupriez, ex-président du parlement wallon à ses débuts à la coprésidence (avec Zakia Khattabi) d’Ecolo, et la 22e place de Raoul Hedebouw (il en gagne une), parlementaire et porte-parole d’un PTB en forme, lui-même omniprésent, mais qui reste à distance en termes de confiance dans l’opinion publique.

Podium inchangé à Bruxelles

Dans la capitale aussi, Maggie De Block reste la personnalité préférée. Derrière elle, aucun changement : Didier Reynders reste deuxième, Elio Di Rupo troisième.

A noter, dans le reste du classement, la progression de deux ténors FDF : Olivier Maingain progresse de deux places et se hisse à la quatrième place, coiffant le Premier ministre en termes de popularité. Quant à Didier Gosuin, il progresse d’une place et ravit la septième place à une Laurette Onkelinx en perte de confiance auprès des personnes sondées. Il est du reste le seul membre du gouvernement régional à s’imposer dans le top 10. Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, n’est que douzième et Fadila Laanan dix-septième.

Les présidents de parti connaissent, eux, des fortunes diverses dans la capitale. Elio Di Rupo capitalise toujours sur sa popularité et Olivier Maingain, le Bruxellois de service, signe un joli score. Olivier Chastel se hisse dans le top 10, juste devant Benoît Lutgen. Quant à la nouvelle coprésidente Ecolo, Zakia Khattabi, il lui faudra encore un peu de temps avant de convaincre.

Epinglons enfin la progression de Jacqueline Galant, qui gagne deux places et se classe mieux à Bruxelles qu’en Wallonie. L’effet du moratoire sur le plan Wathelet ? Pour certains Bruxellois oui, pour les communes de l’Est non.

Kris Peeters n’est plus sur le podium

Indéboulonnable Maggie De Block. La ministre VLD de la Santé reste de loin la personnalité la plus appréciée des Belges et des Flamands. Au nord du pays, elle creuse encore l’écart qui la sépare de ses deux plus proches poursuivants, ni plus ni moins que les deux Premiers ministres, celui de l’ombre Bart De Wever et le chef officiel du gouvernement Charles Michel. Le Premier ministre MR conserve sa troisième place au classement de la popularité en Flandre. Une belle performance, en dépit d’une chute de 6 points de popularité. Derrière ce tiercé, c’est Kris Peeters, la figure de proue du CD&V qui subit le plus net recul. Classé deuxième lors de notre sondage de janvier, le ministre fédéral de l’Emploi recule donc de deux places en perdant surtout neuf points de popularité. Le CD&V se consolera en plaçant quatre des siens parmi les premiers du classement : outre Kris Peeters, la populaire ministre flamande de l’Enseignement Hilde Crevits, le président du parti Wouter Beke et le ministre fédéral de la Justice Koen Geens font partie du « top dix ».

Alexander De Croo, le vice-premier VLD, réalise la plus grosse progression, en passant de la 12ème à la 6ème place, devant sa présidente Gwendolyn Rutten. On notera qu’outre la présence de Charles Michel sur le podium flamand, l’ex-Premier ministre Elio Di Rupo conserve une très honorable 22ème place du classement. Il y précède le nouveau venu en politique, le ministre N-VA des Finances Johan Van Overtveldt. Sur les 35 premiers classés, on ne pointe que cinq personnalités de l’opposition : trois socialistes et tout en fin de classement, le Vlaams Belang Filip Dewinter et, fermant la marche, Kristof Calvo (Groen).

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