Réussir la nouvelle économie grâce aux autres cultures

Riche de la citation chinoise ad hoc : « le sot voyage avec son sabre, le sage avec son dictionnaire »…

Lors des tables rondes de l’export day du BECI de cette semaine au Heysel, notre table a travaillé sur les conditions de succès des business interculturels de chacun. Voici le résumé des best practices, des 9 principes de succès pour réussir avec, et même grâce aux autres cultures :

1) Créer des espaces de rencontres pour vivre une expérience personnelle, humaine. La relation d’affaires repose sur des aspects personnels : un seuil personnel est à franchir pour s’ouvrir à l’autre culture. Nous dealons avec des gens, pas avec des robots ni des étiquettes.

L’autre doit avoir envie de partager sa culture avec nous. Il faut lui laisser de l’espace pour le faire, lui en donner l’occasion. Chacun sera fier de partager la beauté de son pays, de sa culture. C’est une fondation de départ importante.

2) Entrer dans l’univers de l’autre en mettant en suspend jugement et préjugés. Créer l’échange et le partage. Découvrir l’autre version de la même réalité, c’est s’ouvrir à la perception de l’autre. Se laisser inviter personnellement sur ce terrain passe souvent par du culinaire. Mets typiques, thés, friandises, grillades… cela donne une ambiance, un espace de qualité pour rencontrer ce qui fait vibrer l’autre.

3) Se préparer avant d’y aller – un prérequis :

a. Connaître quelques us et coutumes, ces portes d’entrée dans la compréhension de l’autre. Ex. : les jours de congé du pays permettent de comprendre la relation à la mort et à la religion ; la façon de saluer ; le savoir-vivre de base…

b. Connaître quelques bases de la législation, parle sur le fonctionnement du pays

c. Connaître quelques mots de vocabulaire. La langue en dit beaucoup sur la culture. Cela prouve – tout au moins – que vous vous intéressez au pays et à ses gens.

4) Chercher ce qui nous unit, ce qui nous rassemble, plutôt que les différences, les valeurs et aspirations communes. Souvent, l’humour rassemble les différences.

5) Questionner. S’intéresser vraiment à l’autre. Rencontrer l’humain en face de nous, oublier le pays entier et les préjugés qu’on en a en se positionnant dans une attitude d’émerveillement.

6) Reconnaître les qualités humaines liées au peuple, à la géographie, à la culture.

En apprendre sur les ressources humaines uniques, les valeurs qu’elles véhiculent.

Découvrir la part d’intelligence collective planétaire de cette culture, de ce pays. Ex. loin des clichés, l’esprit d’entreprise anglo-saxon, la joie de vivre subsaharienne, l’esprit de famille turc, l’attachement à la terre des aborigènes, la recherche de sens du latin, l’excellence du coréen du sud, et pourquoi pas, l’humilité du belge…

7) Se raccrocher à la quête commune la plus haute possible  : le bien commun. Cela enlève les couches sociales, supprime les freins culturels, car la noble quête rassemble autour du progrès commun. Personne n’est contre cela. Au contraire, cela mobilise. Ne pas venir en conquérant…

8) Être conscient de l’image que nous véhiculons à l’étranger  : l’Europe fait peur, pour plein de bonnes et mauvaises raisons… restons humbles et accueillons le meilleur de chaque peuple.

9) Découvrir la culture au sens large  : Histoire, culture artistique, musées…

Bon voyage à la découverte des trésors cachés de par le monde, et des réponses à vos questions…

http://www.setthenewgame.com

Sur le même sujet
PolitiqueBelgique