Anderlecht deuxième mais premier prétendant au titre

Le Topper qu’il devait gagner a largement tourné à l’avantage d’Anderlecht (3-1) qui revient en force derrière Gand, contraint au partage vendredi contre Charleroi (1-1). Analyse.

Chef de service adjoint Sports et chef de la cellule foot Temps de lecture: 4 min

Un Anderlecht-Bruges lancé après 45 secondes au terme d’un raid qu’a fait aboutir Andy Najar avec un sang-froid presque glaçant. Que rêver de mieux pour l’intensité d’un match qui a tenu toutes ses promesses en la matière à défaut d’être toujours très académique ? Si Anderlecht a fini par en sortir vainqueur, il le doit au moins autant aux buts du trio Najar-Mitrovic-Praet qu’aux six arrêts déterminants de Roef, suppléant de dernière minute d’un Proto suspendu vendredi, et qui a affiché des qualités de keeping au moins équivalentes à son calme prodigieux.

Sans jouer en champion, le triple lauréat en titre a donc effectué un retour fracassant aux affaires, dix jours après avoir été donné pour simple candidat à l’Europa League dans les sondages, au terme de sa défaite à Gand. Même en pointant à deux unités de la tête du classement toujours occupée par Gand (43 pts), le Sporting (41) est clairement l’équipe qui fait peur à 270 minutes de la fin du championnat.

1 Seuls Gand et Anderlecht encore maître du jeu. Ils étaient encore trois à conserver une maîtrise complète de leur sort à l’entame d’une 7e journée de tour final à laquelle on pouvait difficilement accoler un autre qualificatif que « cruciale ». A l’issue du Topper, un des membres du trio a donc décroché. Sans être relégué aux oubliettes (il est toujours à égalité de points avec Anderlecht mais avec une victoire de moins), le FC Bruges est désormais dépendant des résultats des deux équipes qui le précèdent, lors des trois journées à disputer d’ici au 24 mai. « C’est une réalité mathématique incontestable au jour d’aujourd’hui, mais qui dit qu’elle le sera encore dimanche prochain ?, s’efforçait de philosopher Michel Preud’homme en constatant comme tout le monde qu’en l’espace de huit jours, son équipe a non seulement été délogée d’une première place qu’elle occupait depuis 20 journées mais qu’elle se retrouve, deux matchs plus tard, boutée hors des positions lui permettant de disputer, directement ou pas, la Ligue des champions la saison prochaine. Un solide uppercut qui va valoir au coach vainqueur de la Coupe de déployer des trésors de psychologie pour sortir son groupe de l’ornière. Au terme, MPH le dit lui-même, du « meilleur match de Bruges lors de ces playoffs », mais qui lui a valu d’être mené au score pour la 7e fois en 7 rencontres. « Des chiffres contre lesquels on peut difficilement lutter pour espérer gagner des matchs importants », admettait-il, non sans une certaine lucidité.

2 Psychologiquement, Anderlecht a vaincu un mini-signe indien. En s’y reprenant pour la cinquième fois après deux partages (saison régulière) et deux défaites (finale de la Coupe et PO1), ça a donc fini par passer pour Anderlecht. Qui n’a non seulement pas encaissé sur phase arrêtée contre Bruges (ce qui avait été le cas sur la totalité des 8 buts pris face au Club cette saison) mais qui plus est, est parvenu à conserver une avance forgée très tôt dans la partie. Avec deux matchs à domicile (un clasico contre le Standard pas plus tard que ce dimanche puis une joute peut-être décisive avec l’avantage du terrain lors de l’ultime journée face à Gand) pour un déplacement (a priori pas le plus périlleux à Courtrai), Anderlecht paraît avoir toutes les cartes en main. Au point que son retard actuel sur Gand peut déjà être gommé dans les esprits ? « N’allons surtout pas trop vite et ne nous emportons pas », tempère Besnik Hasi qui sait, pour avoir vécu la remontée de l’an dernier dans des circonstances pratiquement identiques, que les trois matchs à disputer dureront peut-être une éternité. Et qu’ils risquent sans doute de valoir aux trois candidats encore en lice leur lot d’imprévus. Comme la mauvaise surprise vécue vendredi par Gand à qui l’on promettait déjà un 6 sur 6 de clôture à domicile.

3 Le Standard plus qu’un simple arbitre des Playoffs 1. Le rôle était dévolu jusqu’ici à Charleroi, notamment lorsqu’il évolue dans son Mambourg, mais étant donné la programmation des trois dernières journées, il sera repris par le Standard qui est appelé à rencontrer les trois candidats à la victoire finale. Les Rouches iront à Anderlecht puis à Gand avant de recevoir Bruges. Pas comme simple arbitre, mais bien pour protéger sa 4e place actuelle qui équivaut pour lui à un ticket direct pour l’Europa League.

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