Ciney rêve de retrouver son clocher pour la mi-2017

On avance dans le dossier de la reconstruction de la collégiale de Ciney. Depuis la tempête de juillet 2010, l’édifice est défiguré et sans clocher. Mais un groupement d’entreprises vient d’être désigné par le collège pour le reconstruire. Le chantier de près de 3 millions d’euros devrait durer un an et demi et se terminer, au mieux, à la mi-2017.

C’est une étape de plus de franchie dans le long et fastidieux dossier que constitue la reconstruction de la collégiale de Ciney. Le marché des travaux a été attribué fin avril.

C’est l’offre d’un consortium de quatre entreprises, dont deux cinaciennes, qui a été retenue. Avec un coût des travaux estimé à 2,9 millions d’euros, soit 1 million de moins que ce qui avait été évalué à la base par l’architecte… « Je pense que l’architecte a visé un peu trop haut, commente Jean-Marie Cheffert, bourgmestre de Ciney. Et il y a aussi les effets de la crise : les entreprises n’ont plus des carnets de bons de commande aussi remplis qu’avant, et sont donc obligées de casser leurs prix. » L’attribution du marché doit à présent être approuvée par la Région wallonne. « Simple formalité », assure Jean-Marie Cheffert.

La collégiale a perdu son clocher lors de la tempête qui a frappé la région le 14 juillet 2010. Depuis, les autorités se démènent pour redonner à l’emblème de la ville une allure digne. Mais la reconstruction du site classé est soumise à une procédure de marché européen, plus lourde administrativement. Prochaine étape majeure avant le lancement des travaux : l’obtention de subsides. Là, les cartes sont entre les mains du ministre du Patrimoine, Maxime Prévot.

« La Région peut subsidier au maximum à 60 % du montant total des travaux. Mais il ne faut pas rêver, on aura quelque chose mais pas tout ça, car la Région n’a pas d’argent », confie le mayeur. Le ministre n’a pas de délai pour décider du montant à attribuer. Les autorités cinaciennes espèrent une réponse pour après les grandes vacances. Et tablent sur une participation communale de l’ordre d’1 million d’euros. Après quoi, elles pourront enfin donner le feu vert aux entreprises pour démarrer les travaux. « Elles auront alors trois mois pour débuter le chantier ».

Très concrètement, les travaux ne débuteront donc pas demain. « Normalement, ils devraient commencer fin 2015-début 2016. Les travaux sont prévus pour un an et demi et se termineront au plus tôt en juin ou juillet 2017. »

Il faudra donc encore s’armer de patience pour voir s’effacer les stigmates de la tempête.

Par ailleurs, le marché attribué ici ne comprend que les deux premières phases du chantier, soit tout ce qui concerne la reconstruction en tant que telle de la collégiale : le clocher, le toit, les voûtes, les murs…

Mais une troisième phase de travaux, pour tout ce qui concerne l’intérieur (l’orgue, le chauffage, etc.), doit encore être attribuée. Tout cela pour un montant estimé à 500.000 euros, et subsidiable à hauteur de maximum 40 % par la Région wallonne.

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