«Dunkerque est d’une tristesse» : Catherine Deneuve garde la tête haute

Malgré les polémiques qu’elle suscite par ses déclarations, la star française revendique le droit de dire ce qu’elle pense.

Journaliste au service Culture Temps de lecture: 3 min

Plus de cinquante ans après la Palme d’or pour « Les parapluies de Cherbourg », Catherine Deneuve est devenue une habituée du Festival de Cannes. Pour la 68e édition, elle a les honneurs de l’ouverture avec « La tête haute », d’Emmanuelle Bercot, où elle campe avec beaucoup de nuances et d’humanité une juge pour mineurs.

La Reine Catherine n’est pas du style à avancer tête basse. En conférence de presse, la star française ne s’est pas démontée quand des journalistes lui ont demandé de se justifier par rapport aux deux déclarations qui font polémique sur les réseaux sociaux en ce moment, à savoir « Il n’y a plus de stars en France » et « Dunkerque est d’une tristesse. Il n’y a vraiment que l’alcool et les cigarettes qui marchent ».

« J’ai le droit de dire ce que je pense »

« J’ai le droit de dire ce que je pense. Sur Dunkerque comme sur d’autres choses », a-t-elle répondu en trouvant « lamentable de devoir se justifier sur des mots sortis de leur contexte ou des déclarations amputées. C’est vraiment l’exemple de ce où nous en sommes aujourd’hui ! Avec les réseaux sociaux, les choses prennent un relief incroyable et disproportionné. C’est fou de devoir se justifier ainsi en conférence de presse d’un festival international de l’ampleur de Cannes. »

A propos de Dunkerque, elle confirme : « L’interview qui a été écrite comporte de sérieux raccourcis de mes propos. Je me méfierai encore plus à l’avenir. Oui, j’étais à Dunkerque en été, il pleuvait et c’était triste. Cela dégageait un certain charme mélancolique. J’ai quand même le droit de dire ce que j’ai ressenti ».

« Etre star, c’est garder une part de mystère »

A propos de la disparition des stars, elle précise : « J’ai dit qu’il n’y avait plus de stars car c’est un fait. A cause des médias et des réseaux sociaux qui mettent tout sur la place publique. La vie privée devient partie prenante. Certains se filment, d’autres se commentent sur les réseaux sociaux. Chacun fait comme il l’entend mais personnellement, je trouve cela dommage car on ne fait plus rêver les gens. Etre star, c’est garder une part de mystère. Or avec les médias d’aujourd’hui et les réseaux sociaux, c’est très difficile de garder une part de mystère. Mais si on le veut, on peut encore. »

Quant au film d’Emmanuelle Bercot, ce pourquoi elle se présentait devant la presse internationale, Catherine Deneuve s’est dit « fière qu’un tel film qui est une réponse du Festival au début d’année difficile vécue en Europe, et plus particulièrement en France, fasse l’ouverture de Cannes. C’est un film utile. J’y incarne une juge. C’est un métier qu’on ne connaît pas. Un métier qu’on ne peut faire que par vocation, car c’est dur et ingrat. En préparation à ce rôle, il m’était indispensable d’assister à de nombreuses audiences au tribunal de Paris pour écouter et comprendre le ton employé pour s’adresser à ces jeunes en rupture. Je ne m’attendais pas à une telle patience, à une telle écoute. J’ai été étonnée. C’est beaucoup moins brutal que ce que j’imaginais. »

Le Festival de Cannes n’est pas fini pour Catherine Deneuve car après l’ouverture, on la retrouvera dimanche à la Quinzaine des réalisateurs dans un film qui ne devrait pas passer inaperçu : « Le tout nouveau testament », de Jaco Van Dormael.

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