Reynders sur la crise au Burundi: «Nous sommes en état d’alerte»

Le ministre des Affaires étrangères appelle « toutes les parties à la retenue ».

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a appelé mercredi soir « toutes les parties à la retenue, à éviter une situation encore plus dramatique », nous a-t-il déclaré à Antalya, en marge d’un sommet de l’Otan. « Il faut que les acteurs s’attachent à éviter le recours à la violence », a-t-il exhorté, rappelant l’espoir de la Belgique de voir des élections organisées dans l’esprit des accords de paix signés en 2000 à Arusha (Tanzanie) : à savoir des élections « transparentes, inclusives et tenues dans un climat apaisé ».

>>> Les dernières informations sur la tentative de putsch au Burundi

Quelque 750 Belges sont présents au Burundi, où « règne encore la confusion, dit Reynders, mais le putsch est en cours ». La Belgique déconseille dès lors à ses ressortissants de se rendre au Burundi et, aux Belges déjà sur place, d’éviter à tout prix de se retrouver sur les lieux des manifestations. Un numéro d’appel est désormais ouvert à l’intention des familles aux Affaires étrangères (le nº 02/501 40 01). Un renforcement de la présence de militaires belges « autour de l’ambassade » a déjà été décidé, « discrètement », et la situation sera réévaluée en permanence.

Un épisode qui rappelle l’éviction de Compaoré

L’aéroport de Bujumbura est désormais fermé et le vol de Brussels Airlines prévu à destination de la capitale burundaise a été dérouté vers Nairobi. Les frontières du pays auraient également été fermées, dans le but évident d’empêcher le retour du président destitué au pays, juge le ministre. « Toute ressemblance avec un épisode précédent… », remarque-t-il, allusion à l’éviction similaire l’an dernier du président Compaoré du Burkina Faso. Le président Burundais Pierre Nkurunziza se trouvait à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour un Sommet régional.

Le chef de la diplomatie belge rappelle aussi que la Belgique a tenté, mais en vain, de faire passer le « message » aux responsables du parti du président qu’il « serait préférable d’opter pour une transition avec un autre candidat ». Les aides au titre de la Coopération au développement destinées aux forces de police et à l’organisation des élections, qu’il était préférable de « reporter », ont également été « suspendues », ajoute Reynders.

La situation « est encore très mouvante, mais c’est une logique de crise qui se met en place, conclut Didier Reynders. Nous sommes en état d’alerte ».

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