Charles Michel: «Je me suis trompé sur la N-VA»

Un an après les élections fédérales et la mise en place du Gouvernement Michel, le Premier ministre belge est passé sur le gril de la RTBF. Pendant une heure, il a répondu en direct aux questions de François de Brigode, Johanne Montay, Thomas Gadisseux ou encore d’acteurs de la vie socio-économique. Objectif ? Tirer un bilan de sa première année de gouvernance.

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« Bart De Wever a parfaitement respecté sa parole »

On retiendra principalement cette sortie du Premier, mis face à ses déclarations de campagne anti-N-VA : « Sur la N-VA je me suis trompé, j’ai fait une erreur d’appréciation », a admis Charles Michel. « J’étais convaincu que la N-VA ne pourrait pas renoncer à 100 % à son programme institutionnel. Puis, il y a eu l’électrochoc provoqué par la décision de deux partis qui avaient perdu les élections, le PS et le CDH, il y avait alors un risque de chaos total pour le pays. J’ai alors rencontré Bart De Wever, j’ai beaucoup discuté avec lui, et avec les autres partis flamands. Cet été, je me posais beaucoup de questions. Et c’est parce que j’ai eu toutes ces discussions que j’ai acquis la conviction qu’on pouvait former un gouvernement stable, avec un projet exclusivement socio-économique. Et, jusqu’ici, Bart De Wever a parfaitement respecté sa parole. »

Soutien à Marie-Christine Marghem

Outre cette sortie remarquée, Charles Michel a également évoqué le sort de sa ministre de l’Energie, empêtrée dans le dossier du prolongement de Doel 1 et 2. Selon le Premier ministre, Marie-Christine Marghem « ne doit en aucun cas démissionner », malgré une affaire de plagiat et les reproches qui lui sont adressés sur son manque de transparence. « Le débat parlementaire est normal, il y a des échanges… Elle doit faire toute la transparence. Elle doit donner toute l’information au Parlement. Elle ne l’a pas fait tout de suite. Elle doit le faire. » « Elle n’a pas menti », a cependant assuré le Premier.

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Une réforme fiscale pour juillet

« Il y aura une réforme fiscale », que le Premier ministre entend annoncer en juillet. Ses critères ? « Qu’elle soit équitable et efficace. » A la FEB qui rêvait qu’elle ne bénéficie qu’aux entreprises, Charles Michel répond qu’elle devra profiter « aux travailleurs et à ceux qui créent de l’emploi ».

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