La Suède remporte l’Eurovision, la Belgique termine 4ème (vidéo)

Le Belge est content. Très content. Vite content. Pour lui, une quatrième place à l’Eurovision, c’est déjà « un peu une victoire  ». Il suffit de voir le flot de commentaires sur le net et les réseaux sociaux pour s’en rendre compte. « Bravo Loïc Nottet ». Même Charles et Louis Michel étaient encore en train de tweeter à 1 heure du matin pour féliciter notre petit belge. (Quoi, Louis Michel regarde l’Eurovision ?).

Mais le résultat avait tout pour leur plaire : une nette victoire suédoise ! Enfin, il y a bien eu quelques passes d’armes avec la Russie (deuxième), comme souvent. Mais en fin de compte, c’est le « Heroes » de Mans Zelmerlow qui a triomphé. 365 points. Redoutables ces Suédois. C’est leur sixième victoire en soixante ans de concours, et surtout la deuxième en quatre ans (souvenez-vous du Euphoria de Loreen en 2012).

L’adrénaline en moins

L’Italie grimpe sur la troisième marche du podium. Puis c’est nous, avec un honorable score de 217 points. Youhou ! Il faut dire qu’on n’avait plus été à pareille fête depuis la surprenante deuxième place de « Sanomi » en 2003. La différence, c’est qu’on y avait cru en 2003. Jusqu’au dernier vote de la Slovénie qui a consacré les Turcs ! Même en 2010, quand Tom Dice termine sixième avec « Me and my guitar », la Belgique avait trusté la première place durant les premiers votes.

Ici, malgré une performance sans-faute de l’ex-finaliste de The Voice Belgique, on n’a pas ressenti l’adrénaline. Frustrant. La faute au premier vote du Monténégro : même pas un point (tout ça pour distribuer leur « twelve points » à -tiens donc- la Serbie) ! Distancé dès les deux premiers votes, Loïc Nottet n’a jamais pu recoller et s’est battu toute la soirée pour la quatrième place avec l’Australie (qui était venue faire un petit coucou pour cette édition anniversaire).

Une statue à l’effigie de Viktor Orban

À part ça, la soirée était… longue. Des chansons trop calibrées. Un peu fades.

Visuellement, on en avait plein les yeux. Vocalement, plein les oreilles. Trop plein. Mention spéciale à la Grèce et l’Albanie.

En fait, on ne retiendra pas grand-chose de cette soixantième édition. Même pas le « Heroes » du gagnant suédois. Les statisticiens noteront que le pays hôte (l’Autriche) termine dernier, avec zéro point. Que la Belgique doit ériger une statue en l’honneur de Viktor Orban, car la Hongrie nous a accordé 12 points à la surprise générale (tout comme les Pays-Bas et la France).

La France ridiculisée

La France qui ne semble d’ailleurs toujours pas avoir compris que les balades suicidaires ne sont pas franchement populaires à l’Eurovision. Tant mieux pour le business de Marie Myriam, dernière gagnante française, qui sera encore invitée sur le plateau de Dave l’année prochaine.

La vraie leçon de cette édition, c’est sans doute qu’au Royaume de l’Eurovision, les bookmakers sont rois. Après les demi-finales, le top 5 qu’ils proposaient est tout simplement le top 5 gagnant. Même plus besoin de se manger les 4 heures de show, en fait.

>>> La France ridiculisée à l’Eurovision : le classement complet (vidéo)