Seraing, un bout de cristal qui reste à polir

Le Val Saint-Lambert est mort, vive le Val Saint-Lambert ! La Belgique regorge de sites industriels à l’abandon qui ne demandent qu’à revivre. On en trouve principalement dans le Hainaut ou le Limbourg.

Mais il y en a aussi à Liège. Celui sur lequel s’activa pendant plusieurs décennies la Cristallerie du même nom vaut le détour. Aujourd’hui, le site n’est qu’un champ de ruines, à l’exception d’un château du XIXe siècle et d’une abbaye du XIVe qui ont tous deux été retapés de fond en comble. Mais pour le reste, on traverse ce qui fut jadis des ruelles animées par les travailleurs de la Cristallerie en pensant à ce glorieux passé définitivement enterré.

Demain, ou plus précisément en 2017 si le planning est respecté, l’endroit vivra d’une tout autre animation. Des logements, un parc de loisirs, un centre commercial à ciel ouvert et des bureaux donneront au site des allures de mini-ville. Intitulé Cristal Park, ce méga-projet est porté par l’Immobilière du Val Saint-Lambert. A sa tête, Pierre Grivegnée, un homme qui sait ce que veulent dire les projets au long cours. C’est lui fit construire l’Esplanade à Louvain-la-Neuve ou la Médiacité à Liège pour le compte de Wilhelm&Co.

Pour le mastodonte serésien, Pierre Grivegnée s’est entouré, pour la partie loisirs et commerces, de l’architecte-urbaniste Christian Sauvage qui était déjà à ses côtés pour les deux projets précités

En bordure de Meuse, ce sont pas moins de 200 maisons et 250 appartements qui sortiront de terre et qui proposeront à une ville qui a souffert de la crise sidérurgique une offre qu’elle ne connaît pas, à savoir des logements qualitatifs mais abordables financièrement puisque les prix oscilleront entre 1.800 et 2.200 euros/m2.

Cristal Park est évidemment le projet le plus ambitieux développé à Seraing. Grâce à la Régie communale autonome Eriges et à sa directrice Valérie Depaye, la ville est déjà un chantier à ciel ouvert. Elle poursuit son impressionnante métamorphose à travers un plan directeur amorcé en 2005. Depuis cette date, Seraing a reçu pas moins de 60 millions d’euros de fonds européens pour poursuivre sa mue. Même si elle est encore loin d’être achevée, celle-ci s’annonce saisissante.

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