Retour (presque) à la normale à Brussels Airport

Ce jeudi après-midi, Bruxelles-National déplore cependant toujours un certain nombre de retards.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Ce jeudi après-midi, la situation s’est pratiquement normalisée à Bruxelles-National.

Vingt-quatre heures après la panne électrique qui avait paralysé, mercredi, le contrôle aérien belge durant cinq heures, le gestionnaire de l’aéroport déplore encore un certain nombre de retards.

Et des perturbations sont encore attendues pour demain.

« Mais on peut cependant parler pratiquement d’un retour à la normale », confie le porte-parole de Brussels Airport.

Il faut dire qu’en matinée, environ un tiers des vols au départ de l’aéroport affichait encore un retard de 15 à 30 minutes, tandis que quelques-uns, plus rares, grimpaient jusqu’à une heure.

Pourtant Belgocontrol, l’entreprise publique nationale de contrôle aérien, ne dispose toujours que de 75 % de sa capacité.

Mais, selon son porte-parole, il est possible en « lissant » le trafic de gérer les décollages et atterrissages, moyennant de légers retards. Le retour à une capacité de 100 % est attendu ce week-end.

Dès mercredi, la ministre des Transports, Jacqueline Galant a exigé un rapport circonstancié, à remettre dans les meilleurs délais, des causes qui ont occasionné cet incident majeur.

« Le Gouvernement, Brussels Airport, les aéroports régionaux et leurs clients ont droit à des réponses », expliquait-elle.

Une enquête est d’ailleurs en cours chez Belgocontrol. Un expert indépendant a été mandaté.

« Nous menons une enquête approfondie » sur ce qu’il s’est passé précisément pendant un test effectué tous les mois sur les générateurs de secours, explique le porte-parole.

L’enquête doit permettre de tirer des leçons pour l’avenir, car un tel incident « ne peut évidemment pas se reproduire », ajoute-t-il, tout en précisant que la durée de l’analyse n’est pas encore connue.

De quoi répondre aux exigences de la ministre Galant : l’élaboration d’un plan d’action afin d’éviter de tels incidents et une évaluation des procédures d’urgence.

« De tels problèmes sont inacceptables pour les passagers, pour les compagnies, pour l’économie du pays », estime la ministre des Transports.

Les agences de voyages pourraient porter plainte

La Belgian Travel Organisation (BTO), l’association des agences de voyages, a réagi ce jeudi, annonçant qu’elle envisageait la possibilité de demander des dommages après la panne d’électricité de mercredi.

La BTO ajoute qu’elle se basera sur le rapport d’enquête de l’incident pour décider si elle dépose ou non plainte.

La BTO parle d’un « jour noir pour l’aviation belge et l’industrie du tourisme dans son ensemble », étant donné que l’incident a provoqué l’annulation ou la déviation de quelque 200 vols et bloqué près de 35.000 personnes au sol.

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