C’est vous qui le dites: «À quoi servirait une grève si ça ne gênait personne?»

La grève du rail, moins intense que prévue en début d’après-midi, s’est dégradée vers 15h30.

Temps de lecture: 3 min

Les faits

La grève du SACT, syndicat qui affirme représenter un tiers des 3.800 conducteurs de train, a débuté mercredi soir. Elle s’est poursuivie toute la journée de jeudi et se terminera vendredi à 3 heures du matin.

Durant la journée, deux tiers des trains ont circulé, mais seulement 30 % entre Bruxelles et Namur. 60 % des trains circulaient avant 8 heures et certaines lignes (Bruxelles-Tournai et Bruxelles-Charleroi) atteignaient 100 % à midi. Un train sur deux circule sur les lignes Bruxelles-Gand et Bruxelles-Courtrai. Namur et Arlon ont été les villes les plus touchées.

Ce qu’il faut savoir de la grève

C’est vous qui le dites

La grève divise les internautes. Entre ceux qui dénoncent une prise en otage des navetteurs et les partisans de la manière forte, le combat fait rage pour savoir si la grève est légitime. « Encore !? », « honteux », « Ça suffit ! », les réactions contre la paralysie du réseau de la SNCB sont virulentes et beaucoup s’insurgent que cette décision ait été mise en œuvre en pleine période d’examens. D’autres soutiennent le principe, fruit de combats militants pour les droits des travailleurs.

Claude Glineur, rappelle que l’intérêt de la grève réside justement dans les perturbations qu’elle implique. « À quoi servirait une grève si ça ne gênait personne ! »

De son côté, Marieléa Snyczerek déplore le recours excessif au droit de grève. « Un peu de créativité pour trouver d’autres moyens de se faire entendre, svp ! Trop de grèves tue la grève. » Michael Godfroid tempère : « Je suis pour le droit de grève, mais pas qu’il soit utilisé à n’importe quelle sauce, pour n’importe quel prétexte. »

D’autres sont plus catégoriques. « Ceux qui font grève sont des égoïstes », estime Isabelle Dekoninck.

Le cas des examens universitaires a suscité des querelles sur les réseaux sociaux. Pour les uns, ces étudiants en sortie de blocus ont autre chose à penser qu’au transport jusqu’à leur école. C’est l’avis de Kristel Bolain, qui se demande : « Certaines grèves sont indispensables mais pourquoi toujours les faire pendant les examens des étudiants ? »

D’autres se remémorent que, désormais, les moyens de s’informer en temps réel sont plus efficaces. « La population a été avertie bien en avance afin de pouvoir autrement les temps et déplacements », rappelle Eric van Hove.

L’avis de la ministre du Transport

Jacqueline Galant, ministre de la Mobilité MR, a condamné ce mouvement dont elle juge l’attitude « déraisonnable ». «  A l’heure où chacun fait des économies, il est injustifié de réclamer des adaptations de barèmes et des augmentations de primes pour un montant de 15 millions d’euros. Il est en outre totalement irresponsable de paralyser à nouveau le pays et de prendre une nouvelle fois des dizaines de milliers de navetteurs, d’étudiants et d’autres voyageurs en otages », a-t-elle déploré.

>>> Jacqueline Galant condamne l’action de grève sur le rail

Chargement
Le fil info
Tous

En direct

Le direct

    Sur le même sujet La UneLe fil info

    Allez au-delà de l'actualité

    Découvrez tous les changements

    Découvrir

    À la Une