Vins espagnols: quoi de neuf? (1/2)

Organisée à Ciudad Real (Castille-La Mancha) tous les deux ans en mai, la Foire nationale des Vins d’Espagne (FENAVIN) est l’occasion idéale pour faire le point sur les tendances des deux derniers millésimes des vins espagnols très prisés de nos compatriotes.

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Avec plus de 1360 producteurs présents, FENAVIN est devenu en 8 éditions un rendez-vous biennal incontournable permettant de déguster des milliers de vins espagnols en trois jours et en un seul lieu. Ce n’est certes pas le salon où les gros metteurs au marché sont présents, tels que Torrès ou Freixenet (qui préfèrent se rendre à Prowein), mais on y trouve justement tous les producteurs à la recherche de nouveaux marchés, tant en Espagne qu’à l’étranger. Plus de 12.000 acheteurs espagnols et 3200 autres en provenance de 65 pays se pressent à cette manifestation ; une cinquantaine de cavistes et de professionnels du vin belges étaient d’ailleurs de la partie à l’invitation de l’Institut espagnol du Commerce extérieur (ICEX).

Son représentant en Belgique, M. José Maria Fernández Muñiz, présent au Salon également, rappelle justement que notre pays importe environ 44,4 millions de litres de vins espagnols sur les 2345 que l’Espagne exporte chaque année, un volume en augmentation en 2014 de 13 % par rapport à l’année précédente. Même si ces chiffres peuvent paraître énormes, la Belgique se place toutefois loin derrière la France qui importe chaque année près de 540 millions de litres, soit presque le quart des exportations espagnoles.

« 50 % des vins importés, précise M. Fernández Muñiz, sont des cavas. Et sur les 22,2 millions de litres de vins tranquilles restants, la Belgique achète 6,6 millions de litres en vrac qui seront soit embouteillés, soit mis en bag-in-box directement par les opérateurs de la grande distribution. La Belgique est un des pays qui paie le mieux le vrac espagnol : 2,43€/litre. Les 15,6 autres millions de litres se répartissent en 53 % de rouge, 35 % de blanc et 12 % de rosé.

Le vin espagnol se vend surtout en Flandre (80 %), car la Wallonie demeure traditionnellement et historiquement liée avec la France et la Bourgogne (et la Champagne) en particulier. Les Flamands sont quant à eux amateurs de bordeaux et apprécient dès lors le style des vins espagnols (Rioja) qui en est souvent assez proche. Des importateurs comme La Buena Vida, la Riojana, Sacacorchos ou Le Wine (tous situés en Flandre – ndlr) ont tiré chez nous ce marché vers le haut. En grande distribution, une enseigne comme Delhaize propose une trentaine de références entre 2 et 40 euros, elle a incontestablement fait (re)connaître des régions comme Somontano ou Rioja. »

Même si l’Espagne compte plusieurs dizaines de milliers de viticulteurs, les deux tiers du marché sont dominés par 93 producteurs, ce qui incite les plus petits à la créativité pour décrocher de nouveaux marchés internes ou externes.

À Fenavin, les 72 aires d’appellation d’origine (D.O.) sont représentées et près de 1200 vins proposés en dégustation libre dans la « Galéria del vino », le tout étant classé par couleur, genre (avec ou sans barrique, joven, crianza, reserva, gran reserva, bio, etc.) et par ordre alphabétique d’appellation. Un outil incroyable pour les professionnels, journalistes et acheteurs…

Chaque vin est en outre présenté avec une courte fiche technique, sans commentaire de dégustation, mais avec une fourchette de prix de vente à l’exportation et la place occupée dans le salon par le producteur. Un outil que certains salons européens commencent à imiter, mais pas encore avec une telle envergure. Une nouveauté en 2015 : une Galéria complémentaire axée sur les accords mets-vins. À refaire mais sous une autre forme, car celle-ci a été prise d’assaut par le public et donc très vite saturée.

Toutes nos dégustations détaillées ce samedi.

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