Tax shift: la N-VA est constante dans son refus des impôts

La N-VA a émis son veto contre la taxation des voitures de société, la taxation de l’immobilier et l’impôt sur la fortune.

Chef du service Politique Temps de lecture: 2 min

Avant les élections. Durant la campagne électorale, la N-VA ne s’est jamais positionnée en faveur d’un impôt sur la fortune, d’une taxation des voitures de société ni même d’une hausse de la fiscalité immobilière. Son credo était plutôt : il faut mettre fin au gouvernement taxateur d’Elio Di Rupo.

En revanche, s’agissant de la baisse des charges sociales et des impôts, le parti de Bart De Wever allait très loin. Il proposait de supprimer la tranche d’imposition de 45 % à l’impôt des personnes physiques. Il proposait aussi d’augmenter les plafonds d’imposition de chaque tranche, pour que le taux de 50 % ne s’applique plus qu’aux hauts revenus.

Les nationalistes entendaient aussi réduire l’impôt des sociétés sous le tarif européen. Il serait ainsi passé de 33,99 % actuellement à 27,13 %. Une mesure qu’il faut évidemment financer. Pour ce faire, pas de nouvelle taxe, mais une suppression des fameuses « niches fiscales », ces possibilités de déductions multiples. Toujours pour financer la baisse de l’impôt des sociétés, la N-VA prônait la suppression des intérêts notionnels et leur remplacement par un système de déductions fiscales pour les entreprises innovantes qui créent des emplois en Belgique. Enfin, la N-VA proposait aussi une baisse des cotisations sociales sur les bas salaires.

Aujourd’hui. A ce jour, on n’entend plus parler de modification des tranches d’imposition, de baisse de l’impôt des sociétés, et de suppression des intérêts notionnels. La baisse des charges sociales reste en revanche à l’ordre du jour. La N-VA a en revanche émis quelques veto : contre la taxation des voitures de société, contre la taxation de l’immobilier et contre l’impôt sur la fortune.

Et donc ? La N-VA est fidèle à son programme en ce qu’elle refuse toute forme de nouvelle imposition. Mais les points ambitieux de sa réforme fiscale restent pour l’instant lettre morte : pas de baisse de l’impôt des sociétés, pas de modification des tranches d’imposition et pas de suppression des intérêts notionnels.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une