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St-Laurent, à Liège, va devoir fermer des filières

Certaines filières porteuses d’avenir sont en pénurie dans la région liégeoise. Ces formations sont boudées par les jeunes. Certaines sont même en voie de disparition…

Temps de lecture: 2 min

La situation est ubuesque. De la menuiserie à l’électromécanique en passant par la transformation du métal, l’Institut Saint-Laurent à Liège propose un vaste panel de formations donnant accès à des métiers en pénurie. Un passeport garanti vers l’emploi en ces temps économiques incertains. Et pourtant : au lieu d’être prises d’assaut, ces formations sont boudées par les Liégeois. A tel point que dès septembre 2015, la filière de technique de transition en électromécanique sera supprimée du programme de l’Institut Saint-Laurent. Le sous-directeur, Yvan Troka, tire la sonnette d’alarme : « La situation est très préoccupante : nous allons devoir supprimer la filière électromécanique, et la filière usinage est menacée également. Pourtant, les entreprises sont très demandeuses des profils d’ouvriers qualifiés. Il y a 20 ans, nous avions 1.800 élèves inscrits à l’école. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 623. » Une désertion qui se marque particulièrement en première et deuxième années. « La plupart des élèves s’orientent d’abord vers l’enseignement général. On a fait croire pendant des années que le tertiaire allait révolutionner le monde, que tout le monde allait travailler dans un bureau avec un beau costume et un beau salaire. Pourtant, quand on voit la situation de certains jeunes universitaires, on se dit qu’il vaut mieux être un bon tourneur qu’un mauvais avocat… même du point de vue salarial ! », déplore Yvan Troka. Selon lui, l’image négative qui reste associée aux métiers techniques est pour beaucoup dans le manque d’engouement dans jeunes : « On a toujours cette image de métiers sales, où on a chaud, il faut porter de lourdes charges… C’est fini tout ça, les métiers techniques ont bien évolué ! » Et Yvan d’ajouter, meurtri : « On a orienté les élèves pendant trop longtemps vers l’intellectuel et aujourd’hui, on se rend compte trop tard qu’on ne sait rien faire sans le manuel. Moi, quand je vois des entrepreneurs liégeois forcés d’aller chercher des ouvriers à l’étranger faute de main-d’œuvre à Liège, ça me fait mal au cœur. »

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