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La France autorisée à laisser mourir Vincent Lambert

La Cour européenne des droits de l’Homme a validé l’arrêt des soins à Vincent Lambert.

Par la rédaction

Temps de lecture: 2 min

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a validé la décision française d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert. La situation de cet homme a fait l’objet d’une bataille juridique entre sa femme, favorable à l’arrêt des traitements, et ses parents, qui souhaitaient prolonger sa vie, dans un pays qui n’a pas légalisé l’euthanasie.

La CEDH a jugé conforme aux droits de l’Homme un jugement de juin 2014 du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française. Celui-ci avait autorisé l’arrêt des soins du malade malgré l’opposition de ses parents qui pourraient encore tenter d’autres procédures

Dans le coma depuis 2008

En 2008, Vincent Lambert a 32 ans quand il est victime d’un grave accident de la route. Infirmier psychiatrique, sa petite fille vient d’avoir trois mois. Le choc le laisse tétraplégique et le plonge dans le coma. Il évoluera vers un état « pauci-relationnel », avec un degré de conscience minimale, mais sans aucun espoir d’amélioration.

Vincent Lambert, désormais âgé de 38 ans, est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims, où il est nourri et hydraté artificiellement.

Opposition entre épouse et parents

Depuis deux ans, la famille de Vincent Lambert se déchire sur son sort. Son épouse, Rachel, un frère, trois demi-frères, une sœur, une demi-sœur et un neveu ont donné leur accord à un processus de fin de vie, arguant qu’il est incurable et que cela correspond à sa volonté. Ses parents, un demi-frère et une sœur estiment au contraire qu’il doit rester en vie, jugeant que sa situation n’entre pas dans le cadre de loi Leonetti, car il n’est pas mourant et qu’«  aucune urgence ne préside à l’arrêt des soins ».

Ce sont les parents de Vincent Lambert, avec une de ses soeurs et un demi-frère, qui ont saisi la justice européenne. Ils contestent une décision du Conseil d’État en faveur de l’arrêt des soins, estimant qu’elle violerait son droit à la vie et qu’il s’agirait d’une torture.

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