«Be Planet» pour soutenir des projets locaux environnementaux

Ce 5 juin, journée mondiale de l’Environnement est l’occasion de lancer la fondation « Be Planet », à Gembloux, en présence des ministres de l’Environnement de la Wallonie, Carlo Di Antonio, et de Bruxelles, Céline Frémault.

Cette nouvelle plateforme, créée par Inter Environnement Wallonie, a pour objectif de soutenir des projets en faveur de l’environnement portés par des associations ou des citoyens.

Pour Christophe Schoune, secrétaire général d’IEW et administrateur fondateur de Be Planet, « En lançant ce 5 juin la fondation Be Planet, différents acteurs du monde associatif, des entreprises et académique, avec le soutien des pouvoirs publics, témoignent d’une volonté conjointe en soutenant une variété de projets citoyens porteurs de solutions innovantes en faveur de l’environnement. Il s’agira d’une récolte de fonds unique pour l’ensemble du secteur environnemental, à l’instar de ce qui existe déjà pour le monde du handicap, de la coopération au développement ou de la lutte contre le cancer. »

Des projets déjà soutenus

De la santé à l’énergie, de l’alimentation à la biodiversité, de la mobilité aux déchets… l’ensemble des grandes thématiques environnementales seront au cœur des préoccupations de la fondation Be Planet.

« Ces initiatives doivent être portées par des citoyens ou des associations en Belgique. Notre ambition est de récolter un million d’euros endéans les quatre ans pour permettre le financement d’une centaine de projets », explique Laurence de Callataÿ, coordinatrice de la fondation Be Planet.

Des dons pour financer des projets

L’appel aux dons sera adressé aux entreprises, aux institutions et aux particuliers, via la plate-forme de crowdfunding KissKissBankBank. « Les sommes récoltées seront affectées à des projets sélectionnés par un jury indépendant », précise Laurence de Callataÿ.

Différents projets, qu’ils soient portés par des associations ou des collectifs de citoyens, ont déjà été soutenus lors d’une phase de test. Celle-ci a permis de récolter 105.000 euros permettant de financer 18 projets en Wallonie et à Bruxelles. Parmi ceux-ci figure l’installation d’un rucher dans le verger de l’Escaille (Gembloux).

« Ce dynamisme citoyen est enthousiasmant et la mise en place d’une nouvelle campagne de récolte de fonds à l’échelle de l’ensemble du territoire belge complète utilement d’autres engagements publics au bénéfice de l’environnement, explique Carlo Di Antonio, ministre wallon de l’Environnement. La Wallonie a souhaité soutenir le lancement de cette fondation parce que les projets portés rencontrent parfaitement les axes prioritaires que nous soutenons, à savoir : accroître l’autonomie de notre région à travers la production d’une alimentation locale et de qualité et une utilisation efficiente de ses ressources naturelles incluant notamment la promotion de l’économie circulaire. »

Les dons versés à la fondation Be Planet, déductibles fiscalement, seront affectés à des projets sélectionnés par un jury indépendant. Une forte contribution des entreprises est attendue sur ce plan. « Il est important de pouvoir associer les acteurs économiques à des initiatives dont ils peuvent partager les valeurs et qui font sens par rapport à leur ancrage territorial » ajoute Céline Frémault, ministre bruxelloise de l’Environnement. « Ces synergies seront bénéfiques à l’ensemble de la collectivité. A Bruxelles, Be Planet aura un rôle important à jouer pour catalyser de nombreux projets qui sont initiés sur le terrain. »

« La voie de la transition écologique »

Soutenue par les Régions wallonne et bruxelloise, la fondation sera active sur l’ensemble du territoire belge puisqu’elle sera lancée en Flandre à l’automne. Son conseil d’administration reflétera les différentes composantes de la société civile.

De plus, un ambassadeur de marque représentera Be Planet : le professeur Olivier De Schutter, ancien rapporteur des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, aujourd’hui coprésident du Panel International des Experts sur les Systèmes Alimentaires Durables pour qui ces projets citoyens constituent « la voie de la transition écologique à venir. »