La France envisage d’interdire le Roundup

La ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal a annoncé dimanche sa volonté d’interdire de la vente libre dans les jardineries - aux particuliers - du désherbant vedette de Monsanto, le Roundup. Chez nous, le produit est toutefois toujours disponible…

Fin mai, le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (CDH), avait interpellé la ministre de la Santé publique, Maggie De Block (VLD), pour réclamer l’interdiction du pesticide glyphosate, substance active du Roundup.

Et un mois plus tôt, une coalition d’associations environnementales avait envoyé un courrier à la ministre de la Santé publique ainsi qu’à Willy Borsus (MR), ministre de l’Agriculture, pour exprimer son inquiétude quant à l’utilisation du glyphosate. Elles demandaient au SPF Santé publique de retirer le Roundup de la liste des pesticides destinés aux particuliers et autorisés à la vente et de procéder à une analyse de l’utilisation du glyphosate dans l’agriculture et de son impact sur l’environnement et la santé publique.

Si l’on parle tant du Roundup ces derniers temps, c’est que le produit a été remis au centre de l’actualité après le classement, fin mars, du glyphosate, comme cancérogène « probable chez l’homme », par l’agence du cancer de l’Organisation mondiale de la santé (Iarc).

Il est à noter qu’au niveau européen, le glyphosate arrive fin décembre 2015 à l’expiration de son autorisation.

La porte-parole de Maggie De Block n’était pas joignable ce dimanche pour commenter l’information.