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Les questions de l’examen oral de langues modernes fuitent à leur tour: Milquet n’annule pas

Les questions du test en 2e secondaire de néerlandais/anglais/allemand circulent sur le net, elles aussi.

Journaliste au service Politique

Par Pierre Bouillon

Temps de lecture: 3 min

Les fuites n’arrêtent pas. Après l’examen d’histoire (en 6e secondaire), le test de sciences (en 2e secondaire) et le volet écrit de l’examen de langues (en 2e secondaire), c’est au tour du volet oral de ce même examen de langues qui circule sur la toile.

>>> Joëlle Milquet sur les fuites de questions : « C’est une saga indigne et inadmissible »

De quoi s’agit-il ? L’épreuve commune de langues tient donc en deux volets. Le volet oral est constitué par un questionnaire type. L’élève est appelé à communiquer avec son professeur, à réagir à une série de situations, à communiquer des informations. Douze situations sont proposées à l’élève (raconter un voyage, acheter des souvenirs, etc.). Elles sont présentées dans un document, lequel, vient-on d’apprendre, a donc fuité.

Selon le calendrier fixé par le ministère, ce test oral est organisé par les écoles depuis vendredi dernier et doit s’achever ce vendredi 19 juin. L’an dernier, le questionnaire variait de jour en jour, pour éviter que les élèves puissent se communiquer les questions. Ce n’était pas le cas cette année – un seul questionnaire a été transmis aux écoles.

Revoir le 11h02 : « Face aux fuites aux examens, Joëlle Milquet devra repenser complètement le système » (sur mobile)

Milquet minimise

Joëlle Milquet (CDH), la ministre de l’Education, minimise l’impact de cette nouvelle fuite. On fait valoir que la semaine d’examens se termine et qu’il s’agit, là, en l’espèce d’une épreuve orale – si les questions circulent, il n’existe pas de correctif, avec des réponses types. N’empêche : en découvrant le questionnaire, les élèves auront pu préparer leur laïus, ce qui biaise quelque peu l’épreuve.

« Des élèves faibles ont soudain produit d’excellentes prestations »

Le maintien de l’épreuve suscite l’étonnement, dans les écoles. Une enseignante en langues nous a appelés. « Je suis indignée par l’injustice que cela va créer entre les élèves qui avaient le questionnaire et ceux qui ne l’avaient pas. » Elle confesse avoir été surprise de constater, ces derniers jours, que des « élèves faibles, en échec pendant l’année, ont soudain produit d’excellentes prestations. »

Autre chose : il ne fallait pas nécessairement disposer du questionnaire 2015 pour bluffer son enseignant. « Le questionnaire 2015 ressemble à 90 % à celui de 2014. Il suffisait donc de travailler ce dernier. Un exemple : en 2014, il fallait raconter un week-end dans les Ardennes ; cette année, il faut raconter un week-end à la campagne. En 2014, il fallait raconter ce qu’on prend comme bagages ; en 2015, il faut expliquer ce qu’on met dans sa valise. Il aura suffi qu’un élève, avec un professeur particulier, travaille tout ça pour réussir. »

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