La présidente du CPAS de Tournai ne démissionnera pas

Elle s’est exprimée pour la première fois depuis les révélations de fraudes au CPAS de Tournai. « Je suis et je reste présidente », dit-elle.

Cheffe adjointe du service Société Temps de lecture: 3 min

Cinq minutes. C’est le temps qu’aura duré « l’allocution » de Rita Leclercq (PS), la présidente du CPAS de Tournai ce jeudi matin. Entourée de ses deux vice-présidents, elle s’est exprimée pour la première fois depuis que des soupçons de détournements d’argent ont été mis au jour vendredi. Dans un communiqué qu’elle a lu, elle a d’abord tenu à réaffirmé sa position : « je suis et je reste présidente du CPAS, je ne démissionnerai pas. Le collège (communal de Tournai NDLR) présidé par Paul-Olivier Delannois a réaffirmé à moi ainsi qu’au conseil de l’action sociale et à l’unanimité, sa confiance et son soutien. »

Rita Leclercq a ensuite rappelé le déroulement de cette semaine où la CPAS a sombré dans le scandale. « Mardi soir, je suis informée par un conseiller de l’action sociale, s’appuyant sur une source interne à la banque, de l’existence d’une possible fraude, dit-elle. Après en avoir informé la Ville le mercredi, le directeur général et moi-même obtenons un rendez-vous jeudi avec le CPH. Suite à cet entretien, nous déposons plainte à la police judiciaire vendredi. » La suite est connue : le conseil de l’action sociale est convoqué en urgence, suspend provisoirement la directrice financière de ses fonctions qui est ensuite prévenue par la présidente et le directeur général. « Je lui ai proposé un accompagnement pour la reconduire chez elle. Elle refuse. Dans la soirée, elle met fin à ses jours », explique la présidente, la mine grave.

Cette dernière a également éclairci les différents faits qui circulent depuis plusieurs. « On parle de 2 millions d’euros. Á ce jour, personne ne peut indiquer les montants éventuellement détournés. Le montant de 2 millions d’euros cité correspond au total des opérations bancaires sur un compte au nom du CPAS. La justice nous dira sur quels montants portent effectivement les mouvements suspects et qui en est l’auteur. » Rita Leclercq explique aussi que pour l’heure, il n’y a pas encore d’idée réelle du moment où ont commencé les mouvements suspects. « Tous les outils de contrôle prévus par les dispositions légales ont été mis en œuvre. L’enquête déterminera s’il y a des failles dans le système ou si la nature des faits incriminés permettait d’échapper justement à tout contrôle. » Mise en cause pour sa gestion du CPAS qu’elle préside depuis 3 mandats, Rita Leclercq estime aussi « en aucun cas, les licenciements que nous avons connus en ce début d’année n’auraient pu être évités. Faire un lien entre ces deux évènements est erroné d’un point de vue comptable », a conclu la présidente non sans demander à ce que « l’honneur et la dignité de chacun soient respectés » visant ainsi particulièrement les syndicats et notamment la CGSP qui avait réclamé sa démission.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une