Nucléaire: les verts prêts à publier la convention négociée pour Tihange 1

Ecolo et Groen s’apprêtent à déposer une résolution qui reprendra le texte de la convention négociée avec l’Etat (sous le gouvernement Di Rupo) lors de la prolongation du réacteur nucléaire de Tihange 1. Une telle résolution rendrait la convention négociée par Melchior Wathelet et Elio Di Rupo publique, via le site internet de la Chambre qui rend compte du travail législatif en cours.

Les verts avaient donné jusqu’à lundi à la ministre de l’Energie Marie-Christine Marghem (MR) pour rendre publique cette convention, faute de quoi ils agiraient. « Si Kristof Calvo la rend publique, ce sera sa responsabilité », a réagi lundi Mme Marghem. « Moi et le gouvernement prenons nos responsabilités ».

Si les écologistes dégainent, c’est parce qu’ils sont insatisfaits de la réponse d’Electrabel et EDF, propriétaires de Tihange 1. Hier soir, la ministre Marghem a fait savoir qu’après le feu vert d’Electrabel et EDF, la convention passée avec le précédent gouvernement serait consultable par les députés au Parlement moyennant le respect de règles de confidentialité. Les députés ne pourront par exemple pas copier ladite convention. Autrement dit, on réorganise, comme en mars 2014, une séance à huis clos autour de cette convention, alors que les écologistes -qui disposent apparemment du texte- réclamaient une publication intégrale, au nom de la transparence.

Des informations « commercialement sensibles »

Le Soir a également pu se procurer les courriers envoyés par EDF, Electrabel (et sa maison-mère GDF Suez) à la ministre de l’Energie à propos de cette convention. Les sociétés y expriment leur accord sur l’organisation d’une nouvelle « data room » à la Chambre, à huis clos. On y apprend également que c’est la ministre Marghem qui a suggéré l’organisation d’une telle séance le 18 juin dernier.

Notons que la ministre ne comprend pas pourquoi ce texte -dont elle n’est pas l’auteur- devrait d’un coup être communiqué « urbi et orbi ». Elle souhaiterait le rendre public mais est tenue, dit-elle, par les règles de confidentialité négociée par le précédent gouvernement. Du côté d’Electrabel, on insiste sur le fait que cette convention détient des informations « commercialement sensibles », qu’il n’est donc pas souhaitable d’étaler sur la place publique.

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