Les parents de Melissa Russo: «La grande réconciliation? Jamais»

Ils avaient d’abord pensé à partir à l’étranger pour le vingtième anniversaire de l’enlèvement de leur fille Melissa et de son amie Julie. Finalement, Gino et Carine Russo sont restés à Grâce-Hollogne, où ils ont reçu Le Soir. Le 24 juin, un jour plus douloureux que les autres ? « Ma fille me manque tous les jours, pas que le 24 juin, mais les médias le rendent particulier », expose Gino Russo.

Vingt ans après, le papa de Melissa ne décolère pas sur la magistrature. « Je reste en conflit avec la magistrature, les avocats. Beaucoup moins avec les services policiers. Je les ai côtoyés, j’ai vu qu’ils étaient de bonne foi, et qu’ils étaient un peu coincés par la hiérarchie. Mais durant ces années, j’ai trouvé un air supérieur pris par la magistrature. (…) Pour qui se prennent-ils ? »

Lorsqu’on les interroge sur un éventuel sentiment de vengeance, leur réponse fuse. « On est détaché de cela, parce qu’on avance, il y a la vie, on continue nos routes. Il y a un fils, la vie se poursuit et on ne reste pas bloqués là-dessus. Mais il ne faut pas me provoquer et qu’on vienne me parler de pardonner, de libérer tout le monde et de réinsérer Dutroux. Non !, la grande réconciliation, c’est jamais », s’exclame Carine Russo.

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La Belgique est-elle toujours hantée par l’affaire Dutroux ? Notre journaliste Marc Metdepenningen a répondu à vos questions (cliquez ici si vous êtes sur mobile)