Attentats islamistes: «L’horreur sur tous les fronts» (revue de presse)

Terreur », « carnage », « massacre »… Les attentats de ce vendredi ont marqué les Unes de la presse belge et internationale. La France, la Tunisie et le Koweït ont connu un véritable cauchemar après que des djihadistes ont massacré respectivement une, 38 et 27 personnes.

La presse belge francophone

Le Soir a qualifié ce triste jour de « vendredi noir », mettant l’accent sur la France et la Tunisie avec 8 pages spéciales.

Concernant la Tunisie – où une touriste belge est décédée – notre correspondant Thierry Brésillon commente : « L’attaque la plus meurtrière qu’ait jamais connue la Tunisie survient alors que le pays voulait croire à la douce torpeur des chaudes journées de jeûne pendant lesquelles le temps semble suspendu. Mais cette illusion n’a pas suffi à éloigner le spectre d’un nouvel attentat qui hantait les esprits depuis celui du Bardo. Le choc est d’autant plus terrible, alors que sur les réseaux sociaux s’échangent les images des corps sur la plage et des touristes qui quittent les hôtels. »

Même son de cloche du côté de La Libre Belgique.

« Le terrorisme djihadiste frappe une nouvelle fois sa cible favorite, l’Occident  ». «  L’homme est arrivé en short avec une arme cachée dans un parasol. Il a ensuite saisi sa kalachnikov puis tiré sur les estivants qui lézardaient sous les parasols de la plage. La panique a saisi la plage mais que pouvaient faire ces touristes en maillot de bain face à un homme armé ?  » s’interroge le quotidien.

La DH qualifie quant à elle l’attentat de véritable « carnage », le tout illustré par des photos de cadavres ensanglantés. « Le carnage survenu hier sur une plage de Tunisie au même moment où un tueur tentait de faire exploser une usine à gaz dans l’est de la France rappelle, une fois de plus, que la guerre entre le monde civilisé, en tout cas celui qui inspire à la paix, et la barbarie islamiste ne connaît pas de trêve. […] Il ne se passe pas un jour sans que les fous d’Allah ne tuent quelque part au Pakistan, en Somalie, au Nigeria, en Libye, toujours de la manière la plus lâche et la plus abjecte, ciblant de préférence les civils, des femmes et des enfants », commente Gery De Maet dans son billet d’humeur.

Sudpresse entame son édition spéciale sur la Tunisie par une description rappelant l’horreur sur place. « Des corps allongés sur le sable, inertes à jamais. Des cris d’effroi. Des pleurs. Et des touristes en maillot, errant sur le sable, hagards, incapables de raconter l’indicible. Trois mois après le massacre du musée du Bardot, la Tunisie a de nouveau sombré dans l’horreur. »

La presse française

La France a bien entendu été très marquée par l’attentat survenu à Saint-Quentin-Fallavier, se soldant notamment par la décapitation d’un homme. «  Islamiste un jour, islamiste toujours ? » se demande Yves Thréard dans Le Figaro, qui appelle « d’abord (à) nommer l’ennemi, le couper de ses bases et le priver, à jamais, de sa liberté d’action ».

Jean-Marie Montali dans Le Parisien ne nuance pas ses propos. «  Qu’on arrête enfin, écrit-il, au nom d’on ne sait quel principe mal placé, de refuser de voir que l’intégrisme qui ronge nos banlieues est un danger mortel et que le salafisme est une doctrine mortifère ».

Et d’ajouter : «  La meilleure réponse qu’on puisse donner à cette secte d’égorgeurs, c’est de rester fidèles à nos valeurs de tolérance et d’humanisme et de continuer à aimer tout ce qu’ils détestent : la démocratie, la liberté, les droits de l’homme ».

Au-delà du monde francophone, c’est une grande partie de la presse internationale qui condamne ces différents attentats, marquant à jamais ce vendredi 26 juin comme une journée noire dans la lutte contre le terrorisme.