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C’est vous qui le dites: «Ce n’est pas un piétonnier, c’est juste moche et vide»

Vos réactions après l’inauguration du piétonnier bruxellois ce dimanche, et les embouteillages du début de cette semaine.

Temps de lecture: 4 min

Inauguré sous le soleil et avec succès ce dimanche, le piétonnier bruxellois semait déjà la discorde dès lundi matin, alors que les automobilistes reprenaient la route du travail. Récurrents dans la capitale, les embouteillages étaient à leur comble en ce début de semaine.

Lire aussi : Bruxelles à l’arrêt ce lundi soir : le piétonnier pointé du doigt (photos)

La faute à qui ? Au piétonnier diront beaucoup, mais également aux nombreux travaux, s’est défendu le bourgmestre de la ville Yvan Mayeur. Une excuse qui n’a fait que renforcer, dans l’opposition, le sentiment d’un processus décisionnel appliqué sans grande considération démocratique.

Excédés, CDH, FDF et Ecolo ont quitté le Conseil communal, retournant l’argument du bourgmestre de la Ville. Les problèmes imputés aux travaux sont la preuve qu’il n’y a pas eu de concertation avec la Région, en charge des travaux publics, lors de la mise en place du plan de mobilité de la majorité.

Lire aussi : Piétonnier bruxellois : l’opposition « exaspérée » quitte le conseil communal

Parmi la population, les avis divergent. Nous avons compilé un florilège de vos réactions à nos articles sur les réseaux sociaux (et ils sont nombreux). C’est vous qui le dites.

Il y a ceux qui s’inquiètent d’un retour au Moyen-Âge. « On peut aussi remettre des pavés et des calèches pour bien signifier le retour en arrière », dans une « ville fantôme ». Ou contestent jusqu’à l’appellation : « C’est pas un piétonnier, c’est un boulevard fermé à la circulation, c’est juste moche et vide ». On leur rétorque que c’est « génial » et que « le réaménagement de l’espace public ne se fait pas du jour au lendemain  ! »

Un côté « désert » qui crée l’inquiétude : « les commerçants se plaindront et il y régnera une insécurité le soir ». « Plus de bruit de moteurs, plus de klaxon, plus de stress ». Mais « reste à se demander si le risque d’étouffer le peu d’activités économiques et commerciales du centre de Bruxelles en valait la chandelle ». Prenant l’exemple de Bruges, les pro « marche à pied » répondent que « jamais un piétonnier n’a engendré d’insécurité ».

Beaucoup d’entre vous prêtent à Yvan Mayeur un ego surdimensionné, et certains n’hésitent pas à l’interpeller : « Cher bourgmestre, (…) vous avez décidé de marquer votre législature d’une décision importante : Bruxelles aura le piétonnier le plus étendu d’Europe. L’idée aurait par ailleurs pu être intéressante si elle n’avait été prise en dépit du bon sens ».

Car si un centre-ville sans voiture rencontre beaucoup d’opposition, d’autres y sont favorables sur le fond. « Ceux qui prétendent ne pas pouvoir vivre sans voiture, je n’y crois pas », témoigne une internaute. « Nous n’avons jamais eu de voiture, en menant une vie tout à fait normale (…) J’ai deux enfants et cela n’a jamais posé de problème ».

La véritable opposition se trouve sur la forme. « Un piétonnier, évidement que c’est une bonne idée ! Mais faudrait peut-être améliorer la mobilité à Bruxelles avant ». Et d’avancer des propositions, comme celle de prendre exemple sur le Japon en réservant le piétonnier au dimanche. Autre idée : « ce sont les rues adjacentes qui auraient dû être en piétonnier, pour laisser juste cette artère principale accessible ».

En somme : une bonne idée mal appliquée. Il faut bien commencer quelque part et à force d’attendre on ne fait jamais, diront certains. « Ce piétonnier est une décision et une action admirable du bourgmestre. Il n’est pas de ma couleur politique mais il a eu le courage de le faire et je le remercie », peut-on lire. Le hic : « l’ouverture d’esprit » du bourgmestre apparaît aux yeux de certains et compte tenu de l’opposition au projet, plus grande que son « respect de la démocratie ».

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