Liège: «Deux cyclos sur dix en ordre»

La police les contrôle cet été.

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Beau temps oblige, les deux roues sont de sortie. Depuis déjà quelques semaines, la police de Liège fait la chasse aux cyclomoteurs qui dérangent soit par leur vitesse excessive soit par le bruit qu’ils engendrent. Jeudi, la police de Liège avait installé son dispositif de contrôle sur la place du Gravier à Chênée. Entre 13 heures 30 et 15 heures, une dizaine de cyclomoteurs et scooters ont été ramenés, par les motards de la police de Liège, place du Gravier afin d’être contrôlés. « Il s’agit d’une thématique de saison qui concerne la sécurité des usagers mais aussi la tranquillité des riverains », explique-t-on au service communication de la police de Liège.

L’inspecteur principal, Fabien Hotton, était en charge de ce contrôle. « Deux cyclos sur dix en ordre, tout est dit », lance-t-il. « Nos contrôles comportent trois volets. Un volet réglementation. Nous vérifions les documents du véhicule, l’assurance et la conformité du véhicule. Nous vérifions ensuite la vitesse en plaçant le cyclo sur le rouleau. Nous venons de contrôler un cyclo classe A, limité à 25 km/h, qui, sur le rouleau, atteignait 99 km/h. Nous n’avons pas pu effectuer les mesures exactes puisque le rouleau ne va pas plus loin que 99km/h. Le cadre et les freins d’un cyclomoteur ne sont pas prévus pour résister à de telles vitesses, ce qui met le conducteur en danger mais aussi les autres usagers. Nous surveillions enfin le bruit car, en été, beaucoup de riverains se plaignent des nuisances sonores engendrées par les jeunes qui roulent dans leur quartier avec des cyclos trafiqués. Les véhicules trop bruyants sont désormais frappés d’une amende administrative de 179 euros pour les mineurs et de 200 euros pour les majeurs ».

Notons encore que, souvent, les infractions se cumulent : défaut d’assurance, cyclomoteur trafiqué et nuisances sonores. Les cyclos sont alors embarqués par un dépanneur. Le propriétaire devra régulariser son assurance, reprendre son cyclo chez le dépanneur, s’acquitter des frais de gardiennage et de dépannage puis remettre le véhicule en conformité s’il a été trafiqué et, ensuite, le présenter à la police. Entre-temps, il devra également régler le montant de son P.V.

« Nous allons poursuivre les contrôles durant tout l’été », poursuit Fabien Hotton. « Nous changeons plusieurs fois d’endroit durant la journée car le tam-tam moderne que sont les réseaux sociaux fonctionne à merveille. Lorsque nous avons contrôlé entre dix et vingt cyclos, nous n’en trouvons plus ».

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