Charleroi: disparition des petites officines

Les professionnels alertent.

Temps de lecture: 2 min

La région de Charleroi compte environ 400 pharmacies actuellement. Chaque année, plusieurs sont contraintes de fermer leurs portes, faute de repreneur ou tout simplement faute de rentabilité. « Si la situation que nous connaissons aujourd’hui se poursuit, la moitié des petites officines de la région carolorégienne aura disparu d’ici cinq ans », dit Jeanne-Marie Henne, secrétaire générale de l’Union royale pharmaceutique de Charleroi. « J’espère sincèrement me tromper, mais je ne vois pas ce qui pourrait inverser cette mécanique de fermetures de petites officines »,

En Belgique, selon le Syndicat des indépendants, ce sont plusieurs dizaines de pharmacies qui ferment chaque année. Charleroi n’échappe pas à la tendance. « Notre région compte énormément de petites officines de proximité, c’est une de nos particularités », poursuit la secrétaire générale de l’Union royale pharmaceutique de Charleroi. « Ces dernières années, leur rentabilité a fortement diminué, tandis que leurs coûts n’ont cessé d’augmenter. Certaines doivent arrêter faute de rentabilité, d’autres faute de repreneurs. Nous essayons donc de favoriser et de mettre en place des fusions, pour que les petites structures soient plus fortes ensemble. Mais ce n’est pas toujours possible. »

Les raisons de cette tendance à la disparition de pharmacies de proximité ? Selon Jeanne-Marie Henne, il faudrait d’abord voir du côté des frais fixes : informatisation, nouvelles règles à respecter imposées par l’Inami. D’un autre côté, les rentrées diminuent. « Suite à plusieurs mesures, affirme-t-elle, les médicaments sont de moins en moins chers. Par ailleurs, les clients fréquentent de moins en moins régulièrement les pharmacies pour la simple et bonne raison que les boîtes de médicament sont de plus en plus grosses. Vu la hauteur de l’investissement, la faible rentabilité et le nombre incroyable d’heures à prester (au moins 54 heures par semaine !), de toujours moins de jeunes pharmaciens diplômés songent à travailler en officine. Moins de la moitié à la sortie des études, si on en croit les dernières statistiques. »

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