Ce qu’a dit Alexis Tsipras devant le Parlement européen (vidéo)

Le discours in extenso du Premier ministre devant le Parlement européen.

Temps de lecture: 3 min

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a pris la parole ce mercredi devant le Parlement européen. La veille, ses partenaires de la zone euro lui avaient donné un ultimatum. Le Premier ministre grec doit proposer des réformes crédibles avant dimanche.

À son entrée, il a été applaudi par certains et hué par d’autres avant de prendre la parole.

Voici ses principales déclarations (voir la vidéo sur mobile) :

Sur le référendum.« Le choix du peuple grec n’est pas un choix de rupture avec l’Europe » (…) « C’est le retour aux principes fondateurs de l’UE, des principes de démocratie, de solidarité, de respect mutuel et d’égalité »

Sur les propositions.« Dans les deux prochains jours nous allons préciser nos propositions et j’espère qu’on pourra trouver une solution dans l’intérêt de la Grèce et de la zone euro » (…) « Nous sommes déterminés à ne pas chercher l’affrontement avec l’Europe. »

« Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies, contre la fraude et l’évasion fiscale. Nous voulons moderniser l’état. Ce sont des priorités et on attend l’accord de nos partenaires » (…) « Il faut absolument un programme pour aboutir à la croissance et lutter contre le chômage »

« On souhaite un accord avec nos partenaires, un accord qui comporte des réformes nécessaires mais le fardeau doit être supporté par ceux qui peuvent le supporter. Il faut une juste répartition du fardeau » (…) « Nous voulons un accord mais avec un espoir au bout du tunnel. »

Sur la responsabilité de la Grèce.« Je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des vilains étrangers. » (…) « Ne laissons pas l’Europe se diviser. Nous sommes tous devant une responsabilité historique » (…) « L’histoire de l’Europe est une histoire de conflits mais qui finit avec des compromis, c’est une histoire d’unité et pas de division »

« On veut trouver un compromis honorable pour éviter une rupture avec la tradition européenne. On est prêt à prendre nos responsabilités historiques » (…) « La Grèce est à la croisée des chemins »

« Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce-que durant des décennies, les divers gouvernements ont dirigé de manière clientéliste en soutenant la corruption ».

Sur l’austérité.« Le peuple grec a fait des efforts extrêmement forts ces dernières années » (…) « L’argent donné a la Grèce n’est pas allé aux Grecs mais pour sauver les banques ».

« Les politiques douloureuses d’austérité mises en place n’ont nulle part ailleurs été aussi dures et longues qu’en Grèce. Mon pays est devenu un champ d’expérimentation de l’austérité. Il faut voir la réalité en face : l’expérience a échoué »

« Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement de l’appareil de l’état qui sert depuis toujours des intérêts particuliers à la place du bien commun ».

 

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