C’est vous qui le dites: «Le Grexit peut être évité, c’est une question de volonté»

La Grèce doit apporter jeudi soir au plus tard ses dernières propositions. Vos réactions sur un éventuel Grexit.

Temps de lecture: 3 min

Les faits

Alexis Tsipras doit présenter, au plus tard jeudi à minuit, un programme de « réformes crédibles » pour convaincre les dirigeants européens de mettre en place un troisième plan d’aide.

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Si ce programme donne satisfaction, le coup d’envoi des négociations sur ce nouveau programme d’aide sera donné dimanche, lors d’un sommet exceptionnel à Bruxelles élargi aux 28 pays de l’Union européenne.

Dans le cas contraire, cette réunion pourrait se transformer en sommet de crise, amorçant une sortie de la Grèce de la monnaie unique, au Grexit.

C’est vous qui le dites

Vous avez été nombreux à réagir à notre sondage : « Le Grexit est-il inévitable ? ». Pour beaucoup d’entre vous la réponse est non, mais seulement si tout le monde fait des efforts.

Seb Wilkin  : « Le Grexit inévitable ? Bien sûr que non. Il y a moyen de faire autrement, mais ni le FMI ni l’Europe ne veut d’une alternative qui fasse un peu respirer les Grecs. Et surtout, ils veulent la peau du premier grec et de son parti. »

Maxime Bottin  : « Il n’est pas inévitable si l’Europe cède, même si ça semble effectivement improbable puisqu’ils devraient remettre en cause leur logiciel néolibéral. La bonne question est sans doute : Le Grexit est-il souhaitable ? Quant à la réponse, je suis convaincu que oui, et qu’il en sera mieux ainsi tant pour les Grecs que pour les autres pays européens. »

La sortie de la Grèce serait « une catastrophe pour l’Europe, voyez les vautours hors de l’Europe », s’inquiète Marie Benoodt.

Gai Temps  : « Oui, il est évitable. Tout le monde doit mettre de l’eau dans son Retsina. Tsipras, Merkel, Hollande, Juncker et tous les autres ! »

Rafi Remo  : « C’est une question de volonté… Les pauvres grecs (le peuple) ne peuvent pas faire beaucoup plus, le gouvernement grec oui (et surtout la mise en place d’une agence fiscale moderne et digne d’un état qui veut, qui cherche surtout une imposition juste et universelle). L’Europe peut faire beaucoup plus… mais beaucoup plus… tout est une question de politique et de politiques… »

Peu d’entre vous pensent, au contraire, que la sortie de la Grèce n’est plus une option.

Frédéric Carlier  : « Le gouvernement Tsipras doit tirer les leçons de son référendum et donc quitter la zone euro. La vertueuse démocratie grecque a l’obligation de faire honneur à la décision de son peuple qui consiste à dépenser sans compter et ne pas honorer leurs engagements financiers. »

L’avis de l’expert

La réaction de Gabriel Colletis, économiste français et conseiller du vice-premier ministre grec.

« Tout le monde a beaucoup à perdre aujourd’hui. Si les capitales européennes décident de faire pression sur la BCE pour qu’elle coupe le robinet d’urgence destiné au refinancement des banques grecques, la Grèce serait contrainte de sortir de la zone euro parce que le gouvernement Tsipras n’aurait aucune autre solution que de réquisitionner la Banque de Grèce pour qu’elle assure les liquidités dont les banques secondaires grecques ont absolument besoin.

Cette option n’est pas du tout celle du gouvernement grec. La sortie de la zone euro n’est ni leur plan A ni leur plan B. Ce serait un désastre pour la Grèce. Cela ferait exploser le coût des importations et ce serait un choc de pauvreté. »

 

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