Sentez-vous la terre trembler? Eux pas…

C’est dans la nature de l’être humain. Il ne bouge pas tant qu’il n’y est pas forcé. Le point pivot d’un comportement à un autre est toujours un événement suffisamment bouleversant que pour remettre les choses en perspective et en question. Un accident, une maladie, un décès, une séparation, un licenciement.

C’est dans la nature de l’être humain. Il ne bouge pas tant qu’il n’y est pas forcé. Le point pivot d’un comportement à un autre est toujours un événement suffisamment bouleversant que pour remettre les choses en perspective et en question. Un accident, une maladie, un décès, une séparation, un licenciement.

Chacun de nous en a été témoin un jour de près ou de loin. Soudainement, d’autres dimensions s’ouvrent : une attention pour les enfants, les amis, les priorités, les valeurs profondes, l’épanouissement, les rêves. Il en est de même au niveau d’une organisation, d’une entreprise, d’un pays ou de toute l’humanité.

Vous le sentez… la nécessité de changer est criante. Mais cela ne se fera qu’au prix d’un choc encore plus puissant que ceux vécus jusqu’à présent. La crise de 1999-2001 n’a pas été assez forte. Au contraire, les années 2000 ont été marquées par une boulimie capitaliste exacerbée un peu partout dans le monde. 2008 ? Un début de prise conscience profonde, mais il y a encore trop d’enjeux, de croyances limitatives, de systèmes de pouvoir, et d’ego. Et maintenant ? Peut-être est-ce le bon moment pour remettre des perspectives à plusieurs endroits, notamment dans le fonctionnement de l’Europe.

Encore plus puissant ? Nous pourrions être servis. Déséquilibre démographique, dettes souveraines, vulnérabilité du système bancaire et financier, écologie, climat, ressources épuisées, déséquilibres géostratégiques, stress et absentéisme, malnutrition au sud et surnutrition au nord, manque d’eau, déconnexion sociétale entre générations. Le tout en simultané.

Mais ensuite : signal de quoi ? Que nous sommes des mauvais gestionnaires de la terre ? Non. Que notre conscience collective est arrivée à un seuil de maturité. Comme si la chenille avait suffisamment mangé et qu’elle se prépare à faire son cocon, dans la perspective de devenir papillon. Oui ! Une humanité qui puisse s’envoler comme un papillon dans ses rêves et projets servant le bien commun, pour le plus grand bonheur de nos enfants (et petits-enfants) qui n’attendent que cela.

Une phase de l’évolution sur cette terre se termine. Une nouvelle s’ouvre. Nous sommes dans une période de transition. Mais laquelle ? Et comment pouvons-nous l’aider ? Surtout, pouvons-nous sauvegarder les acquis importants et protéger nos familles, nos équipes, nos entreprises, nos administrations, notre éducation, nos soins de santé ?

Dans le processus de gestion d’un choc, les réactions peuvent être diverses : se battre, s’enfuir, ou se pétrifier (fight-flight-freeze).

Les différents scénarios

Se battre : pour la survie, se battre demande beaucoup d’énergie

S’enfuir : nier le choc, faire semblant qu’il ne se passe rien.

Pétrifier : disjoncter, ne plus savoir quoi, avec burn-out individuel et collectif à la clé.

Pas très glorieux comme possibilités.

Une autre attitude est possible s’inspirant des arts martiaux : non pas esquiver, mais utiliser l’énergie de l’adversaire, du choc, pour rebondir et continuer à surfer tout en créant de la valeur.

Ouvrons nos perceptions, intuitions, compétences techniques et humaines afin de chercher la valeur potentielle – l’antimatière en quelque sorte – derrière les chocs. Les grands de l’histoire ont chacun réussi à activer ce passif caché, cette antimatière pour créer de sauts quantitatifs dans la conscience collective. Nous sommes à une période charnière qui l’exige.

Prenons – ou mieux encore – récupérons nos responsabilités. Notre « response-ability », notre capacité à répondre. Si nous mettons la faute sur l’autre, nous lui donnons inconsciemment nos capacités à agir. S’autonomiser, c’est aussi se donner l’espace d’agir. Prendre sur soi, en fonction de notre propre excellence. Contribuer au progrès, tout en augmentant sa propre cohérence par le travail sur soi.

A nos tables à dessin, à nos équipes. C’est le moment d’activer le potentiel humain dormant pour faire émerger des solutions totalement nouvelles enfouies au plus profond de chacun !