Superbe première victoire de Xavier Siméon en Moto2

La Brabançonne, les larmes et une joie immense : tel est le cocktail que Xavier Siméon a proposé à tous les fans de moto et d’émotions fortes, dimanche midi, sur le Sachsenring en Allemagne, théâtre de la 9e manche du championnat Moto2, l’antichambre du MotoGP.

Déjà auteur du 2e temps des essais, derrière le solide leader du championnat, le Français Johann Zarco, Xavier Siméon a fait preuve d’une maîtrise absolue et d’un mental sans faille pour s’imposer.

Alors qu’il avait le mieux quitté la ligne de départ pour se présenter en tête au premier freinage, il a préféré ne pas tenter le diable face au bouillant Morbidelli (Rabat allait en faire les frais un peu plus tard) et à Zarco. Tout en restant au contact, le Bruxellois a laissé les deux hommes s’expliquer pendant une bonne partie de l’épreuve.

Siméon attaque à 7 tours de la fin

Puis, à 7 tours de l’arrivée d’une course en comptant 29, il a décidé de porter son attaque. Sur Morbidelli d’abord, sur Zarco ensuite, à 4 tours du but.

« J’étais bien, mais j’ai bien senti que Xavier était le plus fort aujourd’hui, », allait commenter le Français après l’arrivée.

Le 3e, après Van Zeebroeck et De Radiguès

En franchissant la ligne d’arrivée en premier, et en hurlant sa joie tout en levant le poing, Xavier Siméon est ainsi devenu le troisième Belge à s’imposer en Grand Prix moto. Julien Van Zeebroeck en avait gagné 3 en 50cc au milieu des années 70, alors que Didier de Radiguès avait triomphé à quatre reprises dans les catégories supérieures dans le courant des années 80.

« Je ne voulais pas perdre cette fois-ci »

Le dernier succès de Didier de Radiguès remonte d’ailleurs au 3 juillet 1983, à Francorchamps, soit il y a 32 ans et 9 jours exactement.

« Je suis certain que Didier est heureux de ne plus être le dernier Belge à avoir remporté un Grand Prix, sourit d’ailleurs Xavier Siméon, qui ne manqua pas de remercier également sa famille, incarnée notamment par son père Michel, grand maître de l’endurance dans les années 80 également, ainsi que Zelos, la société emmenée par Freddy Tacheny grâce à laquelle il s’est maintenu depuis 5 ans dans l’antichambre du MotoGP. Nous avions senti que nous étions à nouveau très bien sur cette piste (NDLR : Siméon y avait déjà signé sa première pole en Moto 2, il y a deux ans), et que le podium était parfaitement envisageable. Lorsque j’ai passé Morbidelli, en vue du but, j’ai tout donné car je savais que Zarco était à ma portée. Dans le dernier tour, alors que je venais de le doubler un peu plus tôt, je ne savais pas exactement où Johann était, mais je ne voulais absolument pas perdre cette fois-ci. »

Et lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, l’explosion de joie fut très belle à voir au sein du team italien emmené par Fausto Gresini, ancien pilote de Grand Prix, tout à la joie de recevoir la coupe du vainqueur.

Sixième au championnat

Au championnat, alors que Zarco a fait la bonne opération suite à la chute de Rabat provoquée par Morbidelli dans le dernier virage (le Français devance le champion du monde en titre de 65 points), Xavier Siméon pointe désormais à la 6e place, à 95 points de Zarco.