L’ambiance de Bruxelles résonne dans vos oreilles

Des rappeurs improvisent un rap sur la place Sainte-Catherine. Une vieille dame crie après son chien dans le Parc royal. Les freins du métro Madou crissent dans un bruit strident. Tous ces bruits correspondent à une nouvelle manière de visiter Bruxelles via Brussels Sound Map, une carte virtuelle reprenant des sons enregistrés aux quatre coins de la ville.

Au départ, l’idée provient d’une haute école. « Un projet pilote à été réalisé par les élèves du Rits (le département de technique audiovisuelle de la Erasmus Hogeschool, NDLR). Pendant un an, ils ont récolté des sons représentatifs de la vie bruxelloise. Ils ont ensuite collé ces sons à une carte, dit Séverine Janssen, coordinatrice de l’ASBL Bruxelles nous appartient. Par la suite, nous avons repensé la totalité du concept pour l’ouvrir non seulement aux autres professionnels, mais aussi aux amateurs. » En 2012, la carte est mise en ligne.

L’objectif est simple : « donner une identité sonore à la ville », explique la coordinatrice.

Déjà plus de 250 enregistrements sont disponibles sur la carte. Ils sont variés : discussion de groupe, son d’ambiance, chanson, cris en tous genres…

Comment faire pour écouter les sons enregistrés ? Rien de plus simple, il suffit de cliquer sur les drapeaux rouges de la carte. L’auditeur se retrouve alors directement imprégné de l’ambiance sonore des lieux.

Les sons sur la carte sont divisés en thèmes : nature, industriel, manifestation… « Nous travaillons actuellement sur le développement des sous-sections pour que l’utilisateur cible plus facilement ses préférences », note Séverine Janssens.

La carte est participative, cela signifie que chacun peut ajouter son enregistrement comme bon lui semble. « Il suffit de cliquer sur l’onglet Contribute. L’utilisateur peut ajouter en plus un bref descriptif et une photo pour rendre la chose encore plus vivante », dit la coordinatrice.

L’ASBL écoute chaque nouveau son ajouté et le valide s’il correspond au projet. Ce processus de validation est maintenu pour éviter tout « débordement ».

Avec les technologies du moment, « les sons enregistrés avec les smartphones sont tout à fait recevables », note l’ingénieur du son de l’ASBL. De nombreux endroits de la ville demeurent encore aphones, à chacun de leur donner de la voix.

Site internet : http://www.bna-bbot.be/brusselssoundmap