Neufchâteau. L’Observatoire Centre-Ardenne prépare sa nuit des étoiles

C’est un outil extraordinaire et unique, lové au milieu des champs, à Grapfontaine, avec cet avantage qu’il n’y a là pas trop de pollution lumineuse artificielle due aux activités et à l’éclairage humain. L’Observatoire Centre-Ardenne (OCA), géré par la section locale des Cercles de Naturalistes de Belgique, est une structure publique qui fonctionne avec trois permanents sous contrat APE et de nombreux bénévoles régionaux.

Le site, composé d’un ensemble de six coupoles au look de gros agarics champêtres, recèle le plus grand télescope de Wallonie. L’OCA est par ailleurs le seul observatoire belge à pouvoir accueillir des personnes à mobilité réduite.

Le 14 août prochain, l’Observatoire célébrera la 24e nuit des étoiles filantes et accueillera dès 14h le grand public pour une balade nature, avant d’attendre le coucher du soleil pour observer le ciel sous toutes ses coutures, du moins s’il est dégagé.

Après des années de travaux, grâce à la passion de nombreux bénévoles et d’une équipe dirigeante mordue, l’Observatoire tourne désormais à plein régime, même si deux de ses six coupoles sont en restauration. Il accueille de nombreux stages scolaires, tandis que ce sont d’autres institutions, structures et touristes qui y viennent lors des congés. Et pour répondre à la demande, l’OCA souhaiterait finaliser son dernier projet, à savoir construire une salle de cours de grande capacité avec un préau protecteur car, pour l’heure, tout se déroule dans un certain confinement.

L’OCA est en tout cas ouvert à toutes les propositions et pour tous les publics. « Venez avec des projets et on essayera d’y répondre, lance Giles Robert, le fondateur qui s’est passionné d’astronomie encore adolescent, alors que les membres des CNB étaient à l’époque, il y a plus de 25 ans, uniquement « versés vers la faune et la flore. Notre but est de faire connaître cette science, peu importe par quel biais. Cela peut être couplé à un anniversaire, un barbecue, etc. Tout est possible, dans le respect des lieux et du matériel, et on s’adapte en y incluant des activités astronomiques, de jour comme de nuit, en week-end ou en semaine. On a par exemple une biosphère qui permet à un couple de dormir sous les belles étoiles, mais dans une bulle. On permet aussi de loger à deux adultes sous notre planétarium. Nos hôtes, au chaud, voient alors un ciel virtuel qui évolue en temps réel comme s’ils étaient dehors. » Deux propositions originales parmi bien d’autres !