La bonne étoile de Maxime sur les Terrasses de l’Our

C’est un petit village du bout du monde, perdu entre Lesse et Semois, accroché à la rivière qui lui a donné son nom, l’Our. On y goûte encore la fraîcheur du matin et l’angélus du soir. On y a dégusté de tous temps une véritable cuisine de terroir. Jusqu’en avril 2009, quand Maxime Collard enfant du pays, parti quelques années faire ses classes chez le triple étoilé Geert Van Hecke (De Karmeliet à Bruges), est revenu ouvrir au bord de l’Our la table qui porte son prénom. Et qui allait sans tarder faire parler d’elle. De fait, une bonne année plus tard, le Michelin qui pistait le second du grand chef flamand a confirmé qu’il avait bien l’étoffe d’un premier, lui décernant une précieuse étoile. On réserve désormais des semaines à l’avance pour goûter au terroir revisité par Maxime Collard.

De quoi se convaincre « qu’il y a place ici pour plusieurs types de cuisine » , dit Maxime Collard. La « gastronomique », autour de la « Table de Maxime », qui reste évidemment le navire amiral de l’entreprise familiale. La « bistronomique » ensuite, avec depuis fin juillet, une nouvelle adresse labellisée par le jeune chef. A cinq minutes à pied du premier établissement, Maxime Collard vient d’ouvrir les « Terrasses de l’Our ». « C’est un bistrot de campagne, où l’on pourra déguster une cuisine plus simple ». Plus simple mais très qualitative, à l’image de l’établissement construit sur mesure pour Maxime Collard par Louis-Marie Piron, patron de l’entreprise Thomas & Piron.

Au bord de la rivière

Les Terrasses de L’Our, c’est évidemment une terrasse immense pour manger au bord de la rivière. C’est surtout - on sait combien sont rares les repas à la belle étoile dans nos régions – un restaurant de 45 couverts, une déco contemporaine, une salle de séminaire, une quinzaine de chambres de haut niveau.

C’est aussi une cuisine qui fait la part belle au terroir. Pas de plats éculés mais du Blanc bleu maturé 30 jours, du cochon fermier, des légumes, des poissons, des fromages labellisés Ardenne, Famenne ou Gaume.

C’est aussi quelques pièces de viande généralement oubliées par le consommateur et joliment revisitées par le chef à qui Maxime Collard a confié les fourneaux. La bistronomie façon Maxime Collard, ce n’est pas seulement une cuisine gastronomiquement et financièrement plus accessible, ce sont aussi des assiettes généreuses au-dessus desquelles, invariablement, on sent planer une bonne étoile.

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