Un bonsaï a survécu à l’attaque d’Hiroshima

Il y a 70 ans, les Etats-Unis lâchent une première bombe atomique sur Hiroshima au Japon. Cet événement qui marque la capitulation du Japon et la fin de la seconde guerre mondiale a été commémoré jeudi dernier.

A cette occasion, le National Geographic fait surgir du passé l’histoire d’un bonsaï. Il s’agit d’un pin blanc mis en pot en 1626.

Les Yamaki qui s’occupaient du petit arbre depuis le 17e siècle habitent à 4 kilomètres du point d’impact de la bombe lors de son explosion. Heureusement, la famille comme le bonsaï sortent indemnes de l’explosion.

En 1976, Masaru Yamaki décide d’offrir l’arbre en cadeau aux Etats-Unis pour la célébration de son bicentenaire.

Il se trouve actuellement au National Arboretum à Washington D.C. Le bonsaï « n’a pas été donné à cause d’Hiroshima, précise Kathleen Emerson-Dell, qui s’occupe de l’arbre à l’Arboretum. c’était un don d’amitié et de relations entre deux cultures différentes. »

En réalité, l’Arboretum n’est au courant de l’histoire de l’arbre que depuis 2001. Deux petits-enfants de Masaru Yamaki la racontent lors de leur visite à la section des bonsaïs du jardin botanique. A l’époque, sans faire de cette histoire un secret, « nous ne la crions pas sur les toîts », explique Kathleen Emerson-Dell.

Le bombardement d’Hiroshima a fait des millions de victimes. Kathleen Emerson-Dell pour qui ce bonsaï est un symbole espère que les visiteurs le considéreront comme une « célébration de la survie ». « C’est comme un lien avec un être vivant qui a survécu sur cette terre grâce à on ne sait quoi, s’émeut-elle. Je suis en sa présence et il est en présence d’autres personnes du temps passé. »

Toucher le pot, c’est « comme toucher l’histoire », conclut-elle.