Quelques déclarations fortes

Tout au long du débat, les thèmes de prédilection de l’Amérique conservatrice ont été passés en revue. Avec quelques temps forts et/ou déclarations qui ne manqueront de susciter la controverse.

Le droit à l’avortement : les candidats, quasiment tous hostiles au droit à l’avortement, sont revenus sur un scandale déclenché cette semaine par une vidéo volée montrant des responsables de la plus grande organisation américaine de planning familial discuter du transfert tarifé de fœtus pour la recherche. Mike Huckabee, un pasteur baptiste et ancien gouverneur de l’Arkansas a déclaré : « Il est temps de (…) protéger nos enfants plutôt que de les démembrer et de les vendre comme s’ils étaient des pièces de voiture. »

Hillary Clinton : la rhétorique du débat est évidemment passée par des déclarations dévalorisant la favorite des primaires démocrates, Hillary Clinton. « Il semble que cette élection tourne beaucoup autour d’une personne très bien placée dans les sondages, mais qui n’a aucune idée de comment gouverner. Une personne acculée par les scandales et qui n’a pas été capable de diriger », a affirmé Mike Huckabee, faisant croire pendant un instant qu’il parlait de Donald Trump avant de lâcher : « et bien sûr, je veux parler d’Hillary Clinton ».

Les programmes de surveillance : Le sénateur Rand Paul et Chris Christie, actuel gouverneur du New Jersey se sont écharpés sur la question des programmes de surveillance, le premier, qui dénonce ces intrusions dans la vie privée, reprochant au second d’aller dans le sens de l’administration Obama. « Je sais que vous avez fait à Barack Obama une longue accolade, et si vous voulez refaire de même, ne vous en privez pas », a ironisé Rand Paul. « Les accolades dont je me souviens sont celles que j’ai faites aux familles de ceux qui ont perdu un proche dans les attentats du 11-Septembre », a répliqué Chris Christie.

L’immigration : Donald Trump est reparti à l’offensive contre les immigrés traversant illégalement la frontière sud des Etats-Unis. Selon lui, la solution face à l’immigration clandestine est la construction d’un mur. « Nous avons besoin de construire un mur, et il faut le construire rapidement. Et ça ne me dérange pas que ce mur ait une grande et large porte pour que les personnes puissent entrer dans ce pays légalement », a-t-il lancé.