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Pour la FEF, «Marcourt se dresse tel un chevalier blanc»

Jean-Claude Marcourt rappelle à l’ordre les hautes écoles obligeant les étudiants à repasser trop d’examens.

Temps de lecture: 3 min

P rendre les étudiants en otage est inacceptable », déclarait Jean-Claude Marcourt dans Le Soir de ce vendredi matin. Le ministre de l’Enseignement supérieur tient à rappeler les hautes écoles à l’ordre. Le problème ? Certains étudiants se retrouvent obligés de repasser une quinzaine d’examens alors qu’ils n’en ont raté que quelques-uns. La faute au décret Marcourt, clament certains établissements, qui tient pour sa part à défendre son décret « paysage ».

Lire aussi : Jean-Claude Marcourt : « Prendre les étudiants en otage est inacceptable »

Pour rappel, depuis sa mise en application, les cours ont été réorganisés en unités d’enseignements que les étudiants doivent valider en obtenant une note globale de 10/20. Sauf que certains établissements, dont au moins quatre hautes écoles d’après le ministre, ont choisi, en cas d’échec à une unité d’enseignement, d’obliger l’étudiant à repasser tous les examens qu’elle comprend, même ceux validés en première session. Jean-Claude Marcourt estime que les établissements en question trahissent l’esprit de son décret et annonçait ce vendredi l’envoie d’un courrier à toutes les hautes écoles en vue de leur rappeler sa position.

« Je suis content de voir Jean-Claude Marcourt se dresser tel un chevalier blanc, mais il faut remettre l’église au milieu du village », réagissait ce vendredi le président de la Fédération des étudiants francophones. « Il faut pointer la responsabilité des établissements mais aussi celle du ministre qui dit qu’il prendra des mesures alors que cela fait quatre mois que la FEF et d’autres organisations étudiantes disent qu’il faut le faire. Tout le travail a été fait par les étudiants qui se sont mobilisés et ont médiatisé le problème », ajoutait Brieuc Wathelet.

Potentiellement plus d’établissements concernés

Si Jean-Claude Marcourt estime que le problème est « marginal par rapport au nombre de hautes écoles », en admettant toutefois que son cabinet n’est pas en mesure de se procurer toutes les informations nécessaires en cette période de vacances, le président de la FEF appelle à la vigilance. « Le ministre cite quatre établissements. Il oublie la Haute Ecole de Liège. Je rappelle donc que nous sommes sûrs que cette situation existe dans cinq hautes écoles sur vingt. Mais il peut potentiellement concerner beaucoup d’autres établissements », explique Brieuc Wathelet.

Pourquoi le phénomène touche-t-il tout particulièrement le paramédical ? La FEF y voit une explication simple : les unités d’enseignements contiennent de nombreuses activités d’apprentissages et donc beaucoup d’examens. « L’autre hypothèse, avance Brieuc Wathelet sans toutefois pouvoir le prouver, c’est que certaines hautes écoles utilisent une disposition du décret Marcourt pour faire de l’écrémage ».

Négociations en cours

« Il faut que les étudiants puissent réussir cette session de septembre », insiste le président de la FEF alors qu’il sort tout juste d’une réunion avec les directeurs-présidents de l’Helmo (Haute école libre de Mosane) et la directrice du paramédical. « On a trouvé une solution, triomphe le président de la FEF. « Les directeurs vont envoyer une circulaire interne qui va demander aux jurys de prendre la meilleure des notes entre juin et septembre ». En somme, un étudiant qui a réussi avec 15/20 un examen en juin, mais n’est pas parvenu à valider l’unité d’enseignement, pourra décider de simplement signer au moment de représenter l’examen puisque le jury gardera la meilleure note.

La FEF assure qu’elle sera vigilante quant à l’application de cette décision et poussera les autres établissements à faire de même, en veillant à ce qu’ils aient « accusé bonne réception du courrier Marcourt ».

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