Festivals: mieux vaut le chaos au bar qu’une file organisée

Le chaos qui caractérise généralement la zone située devant les bars des festivals permet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, d’être servi plus rapidement que dans une file organisée, ressort-il d’une étude de l’ingénieur Wouter Rogiest de l’Université de Gand publiée sur le site de la revue scientifique Eos.

Une temps du temps d’attente

Dans des cas comme les festivals, où des périodes de forte demande succèdent à des périodes plus calmes, le service aléatoire est plus efficace qu’un service organisé où chacun passe dans un ordre établi. Dans certains cas, le temps d’attente pour le festivalier assoiffé baisse jusqu’à 6%.

L’étude est basée sur un modèle mathématique issu de la théorie des files d’attente et non sur des données concrètes. Ce modèle s’applique parfaitement à cette problématique, estiment les auteurs de l’étude.

Un traitement prioritaire des petites commandes

La plus grande efficacité des comptoirs désorganisés s’explique par le traitement prioritaire des petites commandes. Il s’agit donc purement de théorie, l’ampleur de la déshydratation du festivalier ne pouvant pas être connue à l’avance par celui qui se trouve derrière la pompe. C’est cependant cet élément qui permet au modèle chaotique de dominer en efficacité les files bien ordonnées.

Le chaos n’est pas forcément le modèle le mieux considéré

Les auteurs de l’étude ont également constaté que la désorganisation entraînait de plus grandes variations dans les temps d’attente. Concrètement, au bar de Dour ou du Pukkelpop, certains festivaliers plus aguerris sont servis en un temps record, tandis que d’autres se dessèchent inexorablement. Le cerveau humain ayant tendance à davantage retenir les mauvaises expériences - s’il est encore en état de se remémorer quelque chose -, il n’est toutefois pas certain que le chaos soit le modèle le mieux considéré.