Le vin de Genval sort ses bouteilles

Les deux premières cuves de 200 litres et la presse sont arrivées ce mercredi en droite ligne d’Espagne. Elles ont été installées dans le nouveau chai du vignoble de Genval, aménagé dans les caves de la Villa du Beau Site. Il n’y a pas trop de temps à perdre : les troisièmes vendanges du vignoble sont prévues ce samedi matin. Une trentaine de personnes sont attendues. Une nouvelle preuve de l’engouement que cultive ce projet convivial de vignoble de quartier lancé en 2009. « La vinification pourra se dérouler pour la première fois à Genval, explique le maître de chai Luc De Vos, 47 ans, qui a habité le quartier durant toute sa jeunesse et est ingénieur brassicole de formation. C’est une bonne chose pour encore renforcer cet élan collectif et participatif qui est vraiment enthousiasmant. »

Quatre ans déjà que les 661 pieds de vigne ont été plantés sur ce terrain de 14 ares. Une initiative citoyenne qui a contribué à accélérer la redynamisation d’un quartier, débutée par une poignée d’habitants en 2005. Et qui passait alors par le lancement d’une fête de quartier qui célèbre ce dimanche sa sixième édition (voir ci-contre). « Ce sera l’occasion de déguster pour la première fois le vin issu du vignoble de Genval, lance Luc De Vos, conseillé dans son travail par la gilde brabançonne des amateurs de vins de qualité Artisanale. Il s’agit du millésime 2013 de la Villa Beau Site, puisque nous laissons deux années de maturation. Trente-cinq bouteilles seront disponibles. Elles devraient se vider assez rapidement… » Notons qu’une quinzaine de matinées de travail ont déjà été organisées en 2015 dans le vignoble. Rassemblant à chaque fois une quinzaine d’habitants. Preuve que ce vignoble favorise toujours autant les contacts et les rencontres.

1.000 bouteilles d’ici trois ans

Les amateurs pourront boire un vin blanc sec. Il est issu d’un cépage allemand, le solaris qui résiste bien aux conditions climatiques difficiles. « Les taux de sucre et d’acidité sont parfaits, précise Luc De Vos, qui va lancer d’ici quelques mois une micro-brasserie baptisée « La goupille » à Rosières. Ce vin a des touches de groseilles blanches, de cassis et d’agrume. Il est très intéressant. Il n’a été ni clarifié, ni filtré et n’est pas composé de sulfites. Il n’a pas de défaut à l’œil. Ma seule crainte vient du bouchon… »

Précisons que les secondes vendanges avaient permis d’obtenir une dizaine de bouteilles, proposant un vin relativement déséquilibré. D’ici trois ans, avec l’aide de nouvelles cuves de 400 litres, ce sont pourtant près de 1.000 bouteilles qui sont attendues. Et on retrouvera alors un vin sec, un demi-sec et un moelleux. Histoire de diversifier les plaisirs.

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