Liège: un projet de 212 kots derrière la Grand Poste

La société Eckelmans, essentiellement active dans la location de logements pour étudiants sur plusieurs campus du pays (Louvain-la-Neuve, Bruxelles…) veut agrandir son offre à Liège. Elle a déjà transformé l’ancienne résidence André Dumont en 300 studios-services pour étudiants, baptisé « Meuse Campus ». Avec succès. « Tous les logements sont loués, y compris les plus grands studios qui composent 40 % du bâtiment et qui attirent surtout des étudiants étrangers. Nous sommes satisfaits mais nous avons toujours dit que notre objectif était d’avoir un portefeuille de 500 logements au centre-ville  », explique Thibault Van Dieren, directeur d’Eckelmans Immobilier.

À présent, Eckelmans veut créer « Relais Campus », un ensemble de 212 studios pour étudiants, dans une gamme de prix « plus modeste » soit des logements d’une vingtaine de mètres carrés pour un prix de location qui avoisine les 480 euros par mois, toutes charges comprises.

Le terrain choisi pour ce nouvel immeuble est le parking qui se situe derrière la Grand Poste, acquis par Eckelmans auprès des propriétaires de la Grand Poste. « Nous avons présenté le projet au Collège et sommes prêts à intégrer les remarques, au niveau du gabarit notamment, explique Thibault Van Dieren. C’est un projet complémentaire qui est situé à deux pas de Meuse-Campus pour une clientèle a priori plus nationale ». L’investissement prévu est d’une vingtaine de millions d’euros.

Du côté de la Ville, le bourgmestre accueille de manière positive le projet « pour autant qu’il y ait une cohérence avec le devenir de la Grand Poste. Précédemment, le projet de construction à cet endroit d’un hôtel était cohérent avec le projet commercial à la Grand Poste. Il ne faudrait pas que le projet de studios pour étudiants occulte la réaffectation de la Grand Poste ».

Il nous revient que l’Université de Liège lorgne vers la Grand Poste pour y localiser des services – la bibliothèque par exemple – qui sont à l’étroit place du Vingt-Août. « Ne pas regarder de près les potentialités qu’offre la Grand Poste serait une erreur, déclare Christian Evens, directeur des ressources immobilières à l’ULg. Nous devons au moins instruire le dossier car nous manquons d’espaces au centre-ville. » Le promoteur de la Grand Poste, Pierre Berryer, affirme pour sa part avoir « un candidat sérieux pour une fonction commerciale ».

L’avenir du bâtiment classé reste donc incertain près d’une dizaine d’années après sa désaffectation. La Ville veut éviter que son inoccupation devienne définitive…