Yves Ghequiere nommé bourgmestre de Linkebeek par Liesbeth Homans (N-VA)

Damien Thiéry, bourgmestre élu mais non nommé, dénonce un « acte d’agression ».

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Cette nouvelle tentative des autorités flamandes de dégommer Damien Thiéry, le bourgmestre élu mais non nommé… depuis 2006, est qualifiée par ce dernier d’« acte d’agression  ». En juillet dernier, le député-bourgmestre non nommé de Linkebeek avait déjà réagi au « Soir » à la volonté de la ministre flamande de rédiger une proposition de décret interdisant de désigner à nouveau comme bourgmestre faisant fonction un bourgmestre non nommé. Et, à défaut, d’envoyer un commissaire du gouvernement à Linkebeek. « Qu’ils essaient. Ce faisant, ils s’orientent vers une déclaration de guerre et outrepassent les principes élémentaires de la démocratie. Si on impose ce diktat, je déciderai avec le collège et le conseil communal de la procédure à suivre. Mais je ne crois pas qu’ils oseront franchir ce pas. Je n’y crois pas et je ne le souhaite pas. »

« On verra ce qu’en dira la majorité »

La ministre a pourtant bel et bien nommé un commissaire du gouvernement à Linkebeek, en la personne du gouverneur de la province de Brabant flamand, Lode De Witte. « Il est venu en observateur  », nous précisait Damien Thiéry jeudi soir. « Cette première banderille de la part de la Flandre était de l’ordre de l’inquisition. En nommant aujourd’hui le deuxième échevin de la commune, Liesbeth Homans choisit cette fois la voie de l’agression. La procédure légale doit d’abord se dérouler chez le gouverneur devant lequel le nouveau bourgmestre doit se présenter. Ce qui n’a pas été fait. Ensuite, la procédure légale l’oblige à nommer le premier échevin faisant fonction. En prenant cette décision, la ministre démontre à nouveau sa volonté de donner raison aux Néerlandophones, poussée dans le dos par le Vlaams Belang. Il y a un conseil communal lundi soir. On verra ce qu’en dira la majorité. »

Une majorité constituée très largement par des élus francophones, dans cette commune flamande de la périphérie dirigée par une majorité de 13 élus francophones, face à 2 Néerlandophones (Prolink) dans l’opposition. Le carrousel de Linkebeek n’a pas fini de tourner.

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