Elio Di Rupo: «Chaque jour, la N-VA tient des propos ignobles sur les réfugiés»

Le président du PS appelle Charles Michel à une condamnation ferme du parti nationaliste flamand.

Chef du service Politique Temps de lecture: 2 min

Le président du PS, Elio Di Rupo, appelle le Premier ministre, Charles Michel, à condamner ouvertement les propos de ces derniers jours de la N-VA au sujet des migrants. « J’appelle le Premier ministre à une réaction forte face aux dérives tendant vers l’extrême droite du plus grand parti de son gouvernement. A un moment, on ne peut plus se contenter de dire qu’il y a une différence entre les décisions du gouvernement et les propos de ses partenaires politiques. Tous les démocrates doivent s’insurger. »

Elio Di Rupo égrène les déclarations de ces derniers jours. « Bart De Wever estime qu’il faut un sous-statut pour les réfugiés alors qu’il reconnaît lui-même que c’est contraire aux conventions internationales, Liesbeth Homans refuse que les réfugiés aient accès à un logement social s’ils ont une maison en Syrie, le pays en guerre qu’ils ont quitté, Theo Francken tweete sur les tentes douillettes du Parc Maximilien, Johan Van Overtveldt veut la fin des déductions fiscales pour les demandeurs d’asile, Bart De Wever qualifie Yvan Mayeur d’incompétent parce qu’il n’évacue pas le Parc Maximilien et stigmatise le mouvement citoyen et les ONG qui aident les réfugiés, Sarah Smeyers veut diminuer les allocations familiales pour les réfugiés. »

«5 sorties en 3 jours pour mettre le feu »

Pour Elio Di Rupo, ça suffit. « Chaque jour, la N-VA sort une proposition ou des propos plus ignobles sur les réfugiés. Depuis le sondage de ce week-end, elle durcit encore le ton : 5 sorties en 3 jours pour mettre le feu, alors que la situation sur le terrain reste extrêmement difficile. Il faut en finir avec les discours populistes qui alimentent la peur. C’est notre rôle, en tant que responsables politiques et démocrates, de dire sans ambiguïté qu’accueillir des gens fuient la mort est notre devoir. »

L’ancien Premier ministre conclut : « Je sais qu’en réagissant, on donne encore de l’ampleur aux propos de la N-VA. Mais comme socialiste, je ne peux pas me taire en entendant, aujourd’hui encore, cette énième provocation. »

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